{"id":1145,"date":"2025-05-29T13:56:00","date_gmt":"2025-05-29T13:56:00","guid":{"rendered":"https:\/\/centrefordevelopmentgreatlakes.org\/?p=1145"},"modified":"2025-12-17T05:15:00","modified_gmt":"2025-12-17T05:15:00","slug":"burundi-ouvrons-nos-marches-et-mettons-fin-au-protectionnisme","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/centrefordevelopmentgreatlakes.org\/index.php\/2025\/05\/29\/burundi-ouvrons-nos-marches-et-mettons-fin-au-protectionnisme\/","title":{"rendered":"Burundi\u00a0: ouvrons nos march\u00e9s, et mettons fin au protectionnisme"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Le protectionnisme est souvent pr\u00e9sent\u00e9 comme une solution miracle pour relancer l\u2019\u00e9conomie nationale, prot\u00e9ger les emplois locaux et favoriser l\u2019\u00e9mergence des industries burundaises. \u00c0 l\u2019heure o\u00f9 le Burundi aspire \u00e0 devenir un pays \u00e9mergent d\u2019ici 2040 et d\u00e9velopp\u00e9 en 2060, ne vaudrait-il pas mieux aller \u00e0 contresens et explorer le libre-\u00e9change pour rendre effective cette vision 2040-2060&nbsp;? D\u00e9cryptage avec notre coll\u00e8gue Franck Arnaud Ndorukwigira.<\/strong><strong><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Laisse-moi commencer l\u00e0 o\u00f9 je devrai finir&nbsp;: m\u00eame si populaire, le protectionnisme <a href=\"https:\/\/www.centrefordevelopmentgreatlakes.org\/2021\/03\/09\/protectionnisme-une-menace-pour-leconomie-burundaise\/\"><u>n\u2019est pas la bonne solution<\/u><\/a>&nbsp;pour le Burundi. Le protectionnisme, qu\u2019il soit d\u00e9fensif (dirig\u00e9 contre l\u2019arriv\u00e9e de produits \u00e9trangers import\u00e9s dans le pays) ou offensif (cherchant \u00e0 favoriser les exportations en faussant le march\u00e9 ext\u00e9rieur), entra\u00eene une s\u00e9rie de cons\u00e9quences n\u00e9fastes pour l\u2019\u00e9conomie.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">En augmentant les droits de douane et en imposant des barri\u00e8res r\u00e9glementaires, il rench\u00e9rit le co\u00fbt des produits import\u00e9s, ce qui p\u00e8se directement sur le pouvoir d\u2019achat des consommateurs. Par ailleurs, en r\u00e9duisant la concurrence, il favorise les rentes de situation et \u00e9touffe l\u2019innovation. Les entreprises locales, prot\u00e9g\u00e9es de toute pression concurrentielle, n\u2019ont plus d\u2019incitation \u00e0 am\u00e9liorer la qualit\u00e9 de leurs produits ou \u00e0 r\u00e9duire leurs co\u00fbts.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Historiquement, les politiques protectionnistes ont souvent conduit \u00e0 des r\u00e9sultats d\u00e9sastreux. \u00c0 l\u2019inverse, l\u2019ouverture des march\u00e9s, comme l\u2019a d\u00e9montr\u00e9 l\u2019exemple britannique au XIXe si\u00e8cle, a permis une croissance \u00e9conomique soutenue et une r\u00e9duction significative de la pauvret\u00e9. William Gladstone, en simplifiant le code douanier et en supprimant des centaines de taxes, a cr\u00e9\u00e9 un environnement propice aux \u00e9changes et \u00e0 la prosp\u00e9rit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>D\u00e9mystification <\/strong><strong><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Un des arguments parfois avanc\u00e9s par les partisans du protectionnisme au Burundi, est celui de la sym\u00e9trie. Notre pays doit se prot\u00e9ger, parce que les autres pays en font autant et prot\u00e8gent leur march\u00e9 int\u00e9rieur. C\u2019est un non sequitur. Si les autres pays d\u00e9cident de rench\u00e9rir le prix des produits import\u00e9s par des mesures protectionnistes, ils sont les premiers perdants, et il n\u2019y a aucune raison pour les imiter dans leurs erreurs. Le protectionnisme motiv\u00e9 par des raisons exclusivement politiques est un jeu perdant-perdant. Pourquoi&nbsp;? Parce qu\u2019on est pr\u00eat \u00e0 s\u2019appauvrir en esp\u00e9rant qu\u2019en contrepartie cela appauvrisse \u00e9galement l\u2019ennemi.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Un autre argument avanc\u00e9 est que le protectionnisme pr\u00e9serve des emplois nationaux. Cette vision est trompeuse. En r\u00e9alit\u00e9, le protectionnisme ne fait que sauver quelques emplois inefficaces en r\u00e9duisant le niveau de vie et le revenu des consommateurs de produits \u00e9trangers (car ce sont eux qui payent les droits de douane), en augmentant les co\u00fbts de production interne (les producteurs employant des produits du secteur prot\u00e9g\u00e9, plus chers), et en rendant par cons\u00e9quent, moins comp\u00e9titifs les producteurs au niveau international. Finalement, il diminue l\u2019attractivit\u00e9 du pays pour les \u00e9trangers qui, ne pouvant y vendre leurs produits, ne disposent pas en retour de fonds dans la monnaie du pays protectionniste. Le r\u00e9sultat est que, pour sauver quelques emplois inefficaces, un bien plus grand nombre d\u2019emplois efficaces sont d\u00e9truits ou non cr\u00e9\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>L\u2019erreur<\/strong><strong><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Par-l\u00e0, le protectionnisme cr\u00e9e un cercle vicieux. En limitant les importations, il r\u00e9duit \u00e9galement les capacit\u00e9s d\u2019exportation, car les partenaires commerciaux \u00e9trangers manquent de monnaie nationale pour acheter les produits nationaux. Cette dynamique finit par isoler \u00e9conomiquement le pays, ce qui va \u00e0 l\u2019encontre des objectifs de croissance et de d\u00e9veloppement.&nbsp;L\u2019erreur ainsi du protectionnisme est de croire qu\u2019il n\u2019y a pas de relation entre importations et exportations, et qu\u2019on peut agir sur les unes, suppos\u00e9es n\u00e9fastes (les importations), sans cons\u00e9quence sur les autres, suppos\u00e9es favorables (les exportations). Il n\u2019y a pas d\u2019exemple dans l\u2019histoire d\u2019un pays qui ait \u00e9t\u00e9 ruin\u00e9 par le libre-\u00e9change, alors que le protectionnisme appauvrit tout le monde, tant le pays qui l\u2019instaure que les pays \u00e9mergents auxquels on refuse ainsi le droit de se d\u00e9velopper.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>L\u2019alternative<\/strong><strong><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Plut\u00f4t que de se replier sur lui-m\u00eame, le Burundi devrait s\u2019inspirer des r\u00e9ussites pass\u00e9es et contemporaines en mati\u00e8re de libre-\u00e9change. La Zone de libre-\u00e9change continentale africaine (ZLECAF) offre une opportunit\u00e9 unique de renforcer les \u00e9changes intra-africains et d\u2019attirer les investissements \u00e9trangers. En r\u00e9duisant les barri\u00e8res r\u00e9glementaires et en simplifiant les proc\u00e9dures administratives, le Burundi pourrait stimuler l\u2019innovation, am\u00e9liorer la qualit\u00e9 de ses produits et renforcer sa comp\u00e9titivit\u00e9 sur les march\u00e9s internationaux.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">L\u2019\u00e9change commercial n\u2019est pas seulement un moteur de croissance \u00e9conomique ; il est aussi un vecteur de paix et de coop\u00e9ration entre les nations. Le protectionnisme, loin d\u2019\u00eatre une solution, appara\u00eet alors comme un frein au d\u00e9veloppement \u00e9conomique. Ouvrir les march\u00e9s devient alors un imp\u00e9ratif. En favorisant l\u2019ouverture des march\u00e9s et en misant sur la comp\u00e9titivit\u00e9, le pays pourrait r\u00e9aliser sa vision d\u2019un Burundi \u00e9mergent et d\u00e9velopp\u00e9. Il est temps de <a href=\"https:\/\/www.centrefordevelopmentgreatlakes.org\/2019\/12\/06\/entre-protectionnisme-et-libre-marche-quel-choix-nous-faut-il\/\"><u>rejeter les illusions protectionnistes<\/u><\/a>&nbsp;et d\u2019embrasser les opportunit\u00e9s offertes par le libre-\u00e9change, pour le bien-\u00eatre des consommateurs, des entreprises et de l\u2019\u00e9conomie burundaise dans son ensemble.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le protectionnisme est souvent pr\u00e9sent\u00e9 comme une solution miracle pour relancer l\u2019\u00e9conomie nationale, prot\u00e9ger les emplois locaux et favoriser l\u2019\u00e9mergence des industries burundaises. \u00c0 l\u2019heure o\u00f9 le Burundi aspire \u00e0 devenir un pays \u00e9mergent d\u2019ici 2040 et d\u00e9velopp\u00e9 en 2060, ne vaudrait-il pas mieux aller \u00e0 contresens et explorer le libre-\u00e9change pour rendre effective cette vision 2040-2060&nbsp;? D\u00e9cryptage avec notre coll\u00e8gue Franck Arnaud Ndorukwigira. Laisse-moi commencer l\u00e0 o\u00f9 je devrai finir&nbsp;: m\u00eame si populaire, le protectionnisme n\u2019est pas la bonne solution&nbsp;pour le Burundi. Le protectionnisme, qu\u2019il soit d\u00e9fensif (dirig\u00e9 contre l\u2019arriv\u00e9e de produits \u00e9trangers import\u00e9s dans le pays) ou offensif (cherchant \u00e0 favoriser les exportations en faussant le march\u00e9 ext\u00e9rieur), entra\u00eene une s\u00e9rie de cons\u00e9quences n\u00e9fastes pour l\u2019\u00e9conomie. En augmentant les droits de douane et en imposant des barri\u00e8res r\u00e9glementaires, il rench\u00e9rit le co\u00fbt des produits import\u00e9s, ce qui p\u00e8se directement sur le pouvoir d\u2019achat des consommateurs. Par ailleurs, en r\u00e9duisant la concurrence, il favorise les rentes de situation et \u00e9touffe l\u2019innovation. 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Notre pays doit se prot\u00e9ger, parce que les autres pays en font autant et prot\u00e8gent leur march\u00e9 int\u00e9rieur. C\u2019est un non sequitur. Si les autres pays d\u00e9cident de rench\u00e9rir le prix des produits import\u00e9s par des mesures protectionnistes, ils sont les premiers perdants, et il n\u2019y a aucune raison pour les imiter dans leurs erreurs. Le protectionnisme motiv\u00e9 par des raisons exclusivement politiques est un jeu perdant-perdant. Pourquoi&nbsp;? Parce qu\u2019on est pr\u00eat \u00e0 s\u2019appauvrir en esp\u00e9rant qu\u2019en contrepartie cela appauvrisse \u00e9galement l\u2019ennemi. Un autre argument avanc\u00e9 est que le protectionnisme pr\u00e9serve des emplois nationaux. Cette vision est trompeuse. En r\u00e9alit\u00e9, le protectionnisme ne fait que sauver quelques emplois inefficaces en r\u00e9duisant le niveau de vie et le revenu des consommateurs de produits \u00e9trangers (car ce sont eux qui payent les droits de douane), en augmentant les co\u00fbts de production interne (les producteurs employant des produits du secteur prot\u00e9g\u00e9, plus chers), et en rendant par cons\u00e9quent, moins comp\u00e9titifs les producteurs au niveau international. Finalement, il diminue l\u2019attractivit\u00e9 du pays pour les \u00e9trangers qui, ne pouvant y vendre leurs produits, ne disposent pas en retour de fonds dans la monnaie du pays protectionniste. Le r\u00e9sultat est que, pour sauver quelques emplois inefficaces, un bien plus grand nombre d\u2019emplois efficaces sont d\u00e9truits ou non cr\u00e9\u00e9s. L\u2019erreur Par-l\u00e0, le protectionnisme cr\u00e9e un cercle vicieux. En limitant les importations, il r\u00e9duit \u00e9galement les capacit\u00e9s d\u2019exportation, car les partenaires commerciaux \u00e9trangers manquent de monnaie nationale pour acheter les produits nationaux. Cette dynamique finit par isoler \u00e9conomiquement le pays, ce qui va \u00e0 l\u2019encontre des objectifs de croissance et de d\u00e9veloppement.&nbsp;L\u2019erreur ainsi du protectionnisme est de croire qu\u2019il n\u2019y a pas de relation entre importations et exportations, et qu\u2019on peut agir sur les unes, suppos\u00e9es n\u00e9fastes (les importations), sans cons\u00e9quence sur les autres, suppos\u00e9es favorables (les exportations). Il n\u2019y a pas d\u2019exemple dans l\u2019histoire d\u2019un pays qui ait \u00e9t\u00e9 ruin\u00e9 par le libre-\u00e9change, alors que le protectionnisme appauvrit tout le monde, tant le pays qui l\u2019instaure que les pays \u00e9mergents auxquels on refuse ainsi le droit de se d\u00e9velopper. L\u2019alternative Plut\u00f4t que de se replier sur lui-m\u00eame, le Burundi devrait s\u2019inspirer des r\u00e9ussites pass\u00e9es et contemporaines en mati\u00e8re de libre-\u00e9change. La Zone de libre-\u00e9change continentale africaine (ZLECAF) offre une opportunit\u00e9 unique de renforcer les \u00e9changes intra-africains et d\u2019attirer les investissements \u00e9trangers. En r\u00e9duisant les barri\u00e8res r\u00e9glementaires et en simplifiant les proc\u00e9dures administratives, le Burundi pourrait stimuler l\u2019innovation, am\u00e9liorer la qualit\u00e9 de ses produits et renforcer sa comp\u00e9titivit\u00e9 sur les march\u00e9s internationaux. L\u2019\u00e9change commercial n\u2019est pas seulement un moteur de croissance \u00e9conomique ; il est aussi un vecteur de paix et de coop\u00e9ration entre les nations. Le protectionnisme, loin d\u2019\u00eatre une solution, appara\u00eet alors comme un frein au d\u00e9veloppement \u00e9conomique. Ouvrir les march\u00e9s devient alors un imp\u00e9ratif. En favorisant l\u2019ouverture des march\u00e9s et en misant sur la comp\u00e9titivit\u00e9, le pays pourrait r\u00e9aliser sa vision d\u2019un Burundi \u00e9mergent et d\u00e9velopp\u00e9. 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Notre pays doit se prot\u00e9ger, parce que les autres pays en font autant et prot\u00e8gent leur march\u00e9 int\u00e9rieur. C\u2019est un non sequitur. Si les autres pays d\u00e9cident de rench\u00e9rir le prix des produits import\u00e9s par des mesures protectionnistes, ils sont les premiers perdants, et il n\u2019y a aucune raison pour les imiter dans leurs erreurs. Le protectionnisme motiv\u00e9 par des raisons exclusivement politiques est un jeu perdant-perdant. Pourquoi&nbsp;? Parce qu\u2019on est pr\u00eat \u00e0 s\u2019appauvrir en esp\u00e9rant qu\u2019en contrepartie cela appauvrisse \u00e9galement l\u2019ennemi. Un autre argument avanc\u00e9 est que le protectionnisme pr\u00e9serve des emplois nationaux. Cette vision est trompeuse. En r\u00e9alit\u00e9, le protectionnisme ne fait que sauver quelques emplois inefficaces en r\u00e9duisant le niveau de vie et le revenu des consommateurs de produits \u00e9trangers (car ce sont eux qui payent les droits de douane), en augmentant les co\u00fbts de production interne (les producteurs employant des produits du secteur prot\u00e9g\u00e9, plus chers), et en rendant par cons\u00e9quent, moins comp\u00e9titifs les producteurs au niveau international. Finalement, il diminue l\u2019attractivit\u00e9 du pays pour les \u00e9trangers qui, ne pouvant y vendre leurs produits, ne disposent pas en retour de fonds dans la monnaie du pays protectionniste. Le r\u00e9sultat est que, pour sauver quelques emplois inefficaces, un bien plus grand nombre d\u2019emplois efficaces sont d\u00e9truits ou non cr\u00e9\u00e9s. L\u2019erreur Par-l\u00e0, le protectionnisme cr\u00e9e un cercle vicieux. En limitant les importations, il r\u00e9duit \u00e9galement les capacit\u00e9s d\u2019exportation, car les partenaires commerciaux \u00e9trangers manquent de monnaie nationale pour acheter les produits nationaux. Cette dynamique finit par isoler \u00e9conomiquement le pays, ce qui va \u00e0 l\u2019encontre des objectifs de croissance et de d\u00e9veloppement.&nbsp;L\u2019erreur ainsi du protectionnisme est de croire qu\u2019il n\u2019y a pas de relation entre importations et exportations, et qu\u2019on peut agir sur les unes, suppos\u00e9es n\u00e9fastes (les importations), sans cons\u00e9quence sur les autres, suppos\u00e9es favorables (les exportations). Il n\u2019y a pas d\u2019exemple dans l\u2019histoire d\u2019un pays qui ait \u00e9t\u00e9 ruin\u00e9 par le libre-\u00e9change, alors que le protectionnisme appauvrit tout le monde, tant le pays qui l\u2019instaure que les pays \u00e9mergents auxquels on refuse ainsi le droit de se d\u00e9velopper. L\u2019alternative Plut\u00f4t que de se replier sur lui-m\u00eame, le Burundi devrait s\u2019inspirer des r\u00e9ussites pass\u00e9es et contemporaines en mati\u00e8re de libre-\u00e9change. La Zone de libre-\u00e9change continentale africaine (ZLECAF) offre une opportunit\u00e9 unique de renforcer les \u00e9changes intra-africains et d\u2019attirer les investissements \u00e9trangers. En r\u00e9duisant les barri\u00e8res r\u00e9glementaires et en simplifiant les proc\u00e9dures administratives, le Burundi pourrait stimuler l\u2019innovation, am\u00e9liorer la qualit\u00e9 de ses produits et renforcer sa comp\u00e9titivit\u00e9 sur les march\u00e9s internationaux. L\u2019\u00e9change commercial n\u2019est pas seulement un moteur de croissance \u00e9conomique ; il est aussi un vecteur de paix et de coop\u00e9ration entre les nations. Le protectionnisme, loin d\u2019\u00eatre une solution, appara\u00eet alors comme un frein au d\u00e9veloppement \u00e9conomique. Ouvrir les march\u00e9s devient alors un imp\u00e9ratif. En favorisant l\u2019ouverture des march\u00e9s et en misant sur la comp\u00e9titivit\u00e9, le pays pourrait r\u00e9aliser sa vision d\u2019un Burundi \u00e9mergent et d\u00e9velopp\u00e9. Il est temps de rejeter les illusions protectionnistes&nbsp;et d\u2019embrasser les opportunit\u00e9s offertes par le libre-\u00e9change, pour le bien-\u00eatre des consommateurs, des entreprises et de l\u2019\u00e9conomie burundaise dans son ensemble.","magazineBlocksPostCategories":["BIRATURABA","Economie"],"magazineBlocksPostViewCount":79,"magazineBlocksPostReadTime":5,"magazine_blocks_featured_image_url":{"full":["https:\/\/centrefordevelopmentgreatlakes.org\/wp-content\/uploads\/2025\/10\/marche.jpeg",2560,1706,false],"medium":["https:\/\/centrefordevelopmentgreatlakes.org\/wp-content\/uploads\/2025\/10\/marche-300x200.jpeg",300,200,true],"thumbnail":["https:\/\/centrefordevelopmentgreatlakes.org\/wp-content\/uploads\/2025\/10\/marche-150x150.jpeg",150,150,true]},"magazine_blocks_author":{"display_name":"NDORUKWIGIRA Franck Arnaud","author_link":"https:\/\/centrefordevelopmentgreatlakes.org\/index.php\/author\/franck-arnaud\/"},"magazine_blocks_comment":0,"magazine_blocks_author_image":"https:\/\/secure.gravatar.com\/avatar\/328a7954262debbcfb7c4a7d7665fc043d1e22383abb6d57656c9275e7653467?s=96&d=mm&r=g","magazine_blocks_category":"<a href=\"#\" class=\"category-link category-link-24\">BIRATURABA<\/a> <a href=\"#\" class=\"category-link category-link-17\">Economie<\/a>","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/centrefordevelopmentgreatlakes.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1145","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/centrefordevelopmentgreatlakes.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/centrefordevelopmentgreatlakes.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/centrefordevelopmentgreatlakes.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/4"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/centrefordevelopmentgreatlakes.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1145"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/centrefordevelopmentgreatlakes.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1145\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":1147,"href":"https:\/\/centrefordevelopmentgreatlakes.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1145\/revisions\/1147"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/centrefordevelopmentgreatlakes.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/1146"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/centrefordevelopmentgreatlakes.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1145"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/centrefordevelopmentgreatlakes.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1145"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/centrefordevelopmentgreatlakes.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1145"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}