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Quiconque remarque des files des gens dans des banques en attente d’être servis. En plus, le fonctionnement de la plupart des banques pendant les week-ends laisse à désirer. Le blogueur Ferdinand Mbonihankuye s’en offusque. Il estime que les guichets électroniques peuvent être un palliatif.

Il est inadmissible. Les transactions bancaires sont quasiment inexistantes les week-ends. Pendant cette période, Bujumbura est presque  inactive. La plupart des banques,  particulièrement dans la capitale, ne fonctionnent pas comme à l’accoutumée. A l’intérieur du pays, ce serait le pire.

Si ce n’est pas la fermeture des guichets ou la lenteur du système bancaire, c’est le manque des agents pour servir. Et les secteurs de la vie du pays en pâtissent. Seuls des guichets électroniques restent opérationnels. Mais, combien de Burundais en utilisent ?

Certaines affichent des heures d’ouverture durant les jours fériés. Mais le respect de l’horaire est devenu chose difficile. Des agents viennent et travaillent une heure ou trente minutes puis ferment. Certaines fois, ils n’hésitent pas de fermer les guichets laissant des clients sur des files. Je trouve que cette situation ne convient pas à un pays en compétition avec les autres.

Personnellement, je qualifie une telle attitude d’incivisme professionnel. Je m’étonne quand je trouve des agents les yeux braqués sur les réseaux sociaux pendant que des gens attendent d’eux des services. J’en connais quelque chose. Je me présente à la fin de chaque mois dans une agence dont je ne mentionne pas le nom pour percevoir mon pécule.

Un secteur pourtant rentable…

Il est de notoriété publique que les banques sont des moteurs du développement. Elles peuvent aider à lever les barrières de la prospérité. En plus, ce secteur peut participer à la résolution des problèmes du chômage. J’insiste sur l’accroissement du PIB et la diversification des activités économiques.

Malheureusement, la plupart de ces banques font face à de nombreux défis. Entre autres, le fonctionnement classique à cause du faible niveau intellectuel  de la population et des barrières liées à un environnement favorable à une économie libre. Je parle particulièrement de la maîtrise du système numérique et de la libre-entreprise.

Comment se tirer de cette affaire ? Il serait absurde de faire des critiques seulement. Il faut aussi donner des  contributions.

Ainsi donc, je suggère à l’Etat de réviser le système bancaire et de créer un environnement favorable aux institutions financières privées. Aux entrepreneurs des banques privés, je trouve qu’ils devraient multiplier les guichets électroniques pour favoriser les transactions dans les jours fériés.

Je mets l’accent particulièrement sur la formation de la population à l’utilisation du guichet électronique. Cette innovation implique au préalable l’installation en hot spot du wifi puissant pour trouver solution à la connexion faible. Le cas échéant, les files qui s’observent désormais dans les banques disparaîtront et la croissance économique pourra s’en suivre.

A mon avis, le fonctionnement efficace du secteur bancaire est une condition sine qua non pour réduire la pauvreté au Burundi d’une part et dans la région des Grands-Lacs d’autre part.

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