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En date du 18 juin 2020, le président de la République du Burundi, son excellence Evariste Ndayishimiye a prêté serment. Il a qualifié par après son gouvernement de « Reta Mvyeyi, Reta Nkozi ». Compte tenu de la signification de ces concepts, notre collègue Kelvin Ndihokubwayo  fait ses doléances pour le bien-être de la population et la prospérité des entreprises.

Selon  le successeur du feu président Pierre NkurunzizaReta Mvyeyi est un gouvernement qui gère la chose publique en « bon père de famille », qui veille au bien-être de la population sans discrimination. Son devoir est d’identifier les besoins de la population et trouver des solutions. Un parent ne demande rien à son enfant, au contraire il essaie de pourvoir à ses besoins.

D’après aussi ce nouveau dirigeant, Reta Nkozi est un gouvernement laborieux qui œuvre pour le bien-être du peuple. Il est toujours préoccupé par ce qui doit être fait pour satisfaire les besoins de la population. Ce gouvernement doit travailler en étroite collaboration dans son ensemble, être uni et solidaire pour être complémentaire dans tous les secteurs. C’est un gouvernement qui a l’obligation de résultat.

Se référant à ses significations du nouveau gouvernement, le CDE Great Lakes acclame les multiples initiatives déjà accomplies mais fait part à ce gouvernement de quelques recommandations qui pourront aider pour améliorer le niveau de vie de la population et des entreprises, point commun de ce gouvernement et le CDE.

Dette, impôt déguisé, entrave au bien-être

Selon le rapport annuel de la Banque de la République du Burundi (BRB) exercice 2018, la dette publique totale rapportée au PIB représente 45,8% en 2018, contre 43,6% en 2017. Cette même source révèle que l’encours de la dette intérieure s’est accru de 17,6%, passant de 1.647,8 à 1.937,8 milliards BIF. Cette augmentation est majoritairement liée à l’accroissement des engagements de l’Etat envers les banques commerciales, soit 277,06 milliards de BIF. Quant à la dette extérieure, elle s’est accrue de 4,8%, passant de 778.292,4 à 815.659,1 milliards de BIF.

Aussi, le 21 avril 2020, le parlement burundais a adopté un projet de loi portant fixation du Budget Général de l’Etat, exercice 2020-2021. Ce projet stipule que les recettes et les dons prévus par la nouvelle loi  des finances s’élèvent à 1422,81 milliards de BIF contre 1327,08 milliards de BIF en 2019-2020, soit un accroissement de 7,21%. En plus, les charges du budget général de l’Etat étaient  de 1 516,4 milliards de BIF dans le budget de l’Etat pour l’exercice 2019-2020. Ces chiffres passent à 1576,03 BIF dans le présent projet. On note donc un accroissement de 3,9%. Le déficit global s’élève à 153,2 milliards de BIF contre 189,3 milliards de BIF en 2019-2020.

Félicitant les prévisions de diminution du déficit, nous ne pouvons pas omettre que pour le financer, l’emprunt, l’imposition et les avances à la BRB seront à l’ordre du jour. Or, partant de l’emprunt qui ne cesse de croitre, rappelons que la dette d’aujourd’hui est l’impôt de demain et que la montée exponentielle de l’endettement intérieur montre que le secteur privé est en souffrance. D’où les deux assertions nuisent au bien-être de la population lequel Reta Mvyeyi et Nkozi milite.

Nos doléances

Comme cet endettement va être l’imposition des générations futures ; dans le but de ne pas  leur alourdir les charges, il faut que cette dette soit investie dans des projets générateurs de revenus lesquels pourront rembourser les services de la dette et générer de l’épargne pouvant financer d’autres activités de développements. Pour cela, une meilleure allocation des ressources publiques serait salutaire sans oublier la privatisation pour diminuer les charges de l’Etat. 

Dans ce même sens, une suppression des charges improductives alourdissant le budget de l’Etat est à envisager. La réduction des ministères est un pas et nous espérons d’autres initiatives. La diminution des charges de l’Etats fera diminuer les dépenses publiques et par ricochet les recettes fiscales qui financent ces dépenses.

En ces temps de la pandémie covid-19 aussi, il faut que les taux d’imposition se conforment à la situation économique car l’économie est dynamique. D’où un lissage fiscal serait le bienvenu. En diminuant le poids de l’imposition sur les entreprises et la population, ce phénomène réduirait la pénalisation du travail et de l’épargne qui va engendre l’amélioration du bien-être des burundais que prône Reta Nkozi et Mvyeyi grâce à une meilleure gestion du patrimoine en collaboration avec tous les secteurs.

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