Réduction de la pauvreté au Rwanda: la femme toujours en arrière

Si  la  contribution des femmes à la réduction de la pauvreté au Rwanda est profondément renforcée après le génocide de 1994 contre les Tutsi,  pour notre collègue Eric Nkorerimana,  il existe  encore des difficultés qui entravent leur développement. Retour ici sur les obstacles auxquels elles sont confrontées lorsqu’elles tentent de surmonter la discrimination et la pauvreté. 

Les problèmes particulier ou les obstacles auxquels les femmes sont confrontées varient considérablement en fonction de la culture dans laquelle elles vivent et de leur situation individuelle. Ces obstacles, c’est entre autres le manque d’accès à l’éducation formelle, une santé adéquate, les soins et le manque d’emplois raisonnablement rémunérés.  Il y a aussi   des attitudes qui empêchent le changement et maintiennent les femmes dans des rôles socialement inférieurs. De même, de lourdes exigences sont imposées aux femmes, comme le fait de  maintenir, seules,  l’économie domestique  ou d’être les seules responsables de l’entretien familial. 

Un  problème qui se pose surtout en milieu rural 

En particulier dans les zones rurales du Rwanda, les femmes sont confrontées aux problèmes de manque de capitaux pour investir dans de petites entreprises qui doivent les aider à générer des revenus afin de lutter contre la pauvreté endémique.  Selon ActionAid, une organisation internationale qui opère au Rwanda, malgré le fait qu’en partenariat avec le gouvernement du Rwanda, les efforts  pour augmenter la capacité des femmes  dans la  création des opportunités et leur permettre une stabilité financière,  près de 61% des femmes rurales restent dans le besoin. 

 Elles  ont encore des difficultés à accélérer leur économie.  Elles  n’ont pas aussi  plein d’opportunités d’accéder aux crédits dans les banques.  Selon  le rapport de la Banque nationale du Rwanda publié en 2017, seules 16% des zones rurales ont accès aux services financiers, ce qui indique que les femmes sont parfois les plus touchées par la pauvreté. Ceci alors que si  les femmes étaient  autonomisées, leur contribution à l’éradication de la pauvreté  seraient une évidence. 

Ces obstacles qui plombent  la contribution des femmes à l’élimination de la pauvreté sont corroborés par certaines autorités locales où cette incapacité financière des femmes crée des conflits familiaux.  

Que faire alors?

Ces contraintes ne sont pas fatales du fait de conjuguer tous les efforts pour faire du développement  durable  avec l’influence des femmes. Ainsi, pour valoriser les femmes  rurales qui sont au centre du développement, il est nécessaire de bien comprendre les barrières auxquelles elles font face afin de les rendre libres dans leurs activités. Car, les femmes doivent être   autonomisées en leur montrant comment accéder aux services financiers. Cela leur permettra  de démarrer leur propre petites entreprises. De son côté, le gouvernement etc d’autres acteurs privés doivent leurs faciliter la tâche en  les dotant des compétences nécessaires pour concevoir des  plans d’affaires. Cela leur permettra d’investir et  de créer  leurs entreprises.