Maid in hell: halte aux violences faites aux femmes de ménages

En  collaboration avec The Why Foundation, le CDE Great Lakes organisait  le 27 mai, dans les enceintes de l’Université Espoir d’Afrique, une conférence-débat autour d’un film documentaire pour pointer du doigt le actes inhumain dont sont victimes les femmes de ménages. 

Devant une audience d’universitaire, Henri Muzusangabo membre du CDE Great Lakes ouvrira l’événement avec un mot d’accueil. Il soulignera que la conférence-débat  pour parler des droits de la personne humaine surtout ceux des femmes et des jeunes.  

« Nos sœurs et nos mamans font face à différents défis pour survivre dans la pauvreté. C’est à nous jeunes, leurs frères et enfants de militer pour leur droits en s’opposant aux violences faites à leurs égards  », insistera Henri Muzusangabo toujours dans son mot d’ouverture.

Dans  son introduction du film, Aimable Manirakiza, Directeur exécutif du CDE Great Lakes, promoteur de l’événement, commencera par informer le public ce que c’est le CDE Great Lakes ainsi que Why Foundation. Il précisera que les deux organisations  prônent la promotion des droits fondamentaux dans les pays en voie de développement surtout ceux des femmes et des jeunes. Et d’expliquer que pour cette promotion, divers documentaires sont diffusés dans différents universités pour mettre au courant les futures générations de dirigeants les enjeux du monde dans lequel ils vivent. 

« L’enfer »

Le documentaire laissera sans mot  les universitaires. Le film parlait de Kibwana, une mère kenyane de quatre enfants qui avait un rêve d’aller chercher un bon avenir pour ses enfants. Arrivée au Liban, après un accueil chaleureux,  elle fut désillusionnée. Cela à la suite  des conditions insupportables dans lesquelles elle  va travailler.

Elle verra  ses documents de voyage confisqués par son employeur  pour l’empêcher de rentrer. Heureusement par après, elle finit par s’échapper après avoir  subi des dommages remarquables dont  une brûlure. Elle succombera de ses brûlures quelques mois après son retour a au Kenya.

Quelles leçons ?

Après la projection du film, suivra un moment de débat et témoignages des participants animé par Paulin Bulakali. Ce débat était centré autour des questions comme : Est-ce que vous connaissez dans votre  entourage une personne ayant subi une histoire pareille ? Est-ce que vous pensez que  c’est important de regarder ce film ?

« Ce n’est pas une question de film, dans mon quartier, une jeune fille à cause de la pauvreté est  parti  en Oman. D’après son histoire, son patron a voulu l’exploiter sexuellement.  Après  le refus, elle a été ensorcelée et retourna au pays en aboyant comme un chien. C’est six mois plus tard qu’elle se rétablira  suite aux consultations », témoignera Patson Mathe Paluku. Nadia, à son tour témoignera  que son cousin a été victime de  ces exploitations  en Afrique du sud.

Une autre participante soulignera que, dans nos pays, on ne valorise pas les femmes. Et, comme elles n’ont pas de choix, elles partent. Et  d’appeler alors le gouvernement de prendre conscience de la situation, avant d’expliquer l’importance du film. « Nous avons une idée de ce qui se passe ailleurs. Cela nous aide à réfléchir sur les enjeux de ce monde ».

Et pour Emmanuel MASIRIKA,  « le film vient de nous rappeler que nous devons chercher à valoriser un Etat de droit  pour  promouvoir un monde libre vu que nul n’est tenu à l’esclavage ou aux travaux forcés ».

A la clôture de la conférence et après un débat riche en interventions des participants de tout genre, Aimable  Manirakiza signalera  que « ces films ont un impact. Ils aident à  réfléchir sur les droits fondamentaux de la personne humaine ». Vous devez être des activistes pour aider  aussi les victimes des violences », insistera-t-il. Il continuera en rappelant  à ceux qui  croient à la dignité de la personne humaine que ce ne sont pas seulement les femmes qui subissent ces violences, mais  que des  jeunes rejoignent l’informel des suites de la réglementation. D’où, son message aux prochaines générations de futures leaders : « Il faut avoir une image des dirigeants qui militeront pour un Etat de droit et  pour la prospérité ».