Burundi : comment garantir l’accès à la monnaie stable

Dans le cadre du programme Mfashakumenya, le CDE Great Lakes organisait ce mercredi 18 Mai une table ronde sur l’accès à la monnaie stable. Cette rencontre qui a réuni un groupe restreint de participants composés par des réformateurs, les législateurs, les principaux membres du monde de la finance, les agences de régulations, les membres des groupes techniques de travail  dans le cadre des réformes du Doing Business ainsi que les professionnels des médias, visait le développement des solutions locales par sur l’élargissement de la liberté économique. 

C’est le  Professeur Siméon Barumwete, Directeur  de  Recherche au sein du CDE Great Lakes, qui prononcera un mot d’accueil et qui annoncera  le programme de la table ronde.

Suivra  le mot d’ouverture du Directeur de l’API et représentant du Gouvernement burundais dans cette table ronde qui rappelle que cette table  ronde s’inscrit dans  le cadre du Mfashakumenya Forum et qui suit celle organisée le 6 Mai sur les réformes du système juridique burundais. Et d’ajouter que « cette table ronde vise à fournir des informations importantes sur la monnaie saine».

Quant au  Directeur Exécutif du CDE  Great Lakes, principal Think-tank  Pro- liberté dans la région des Grand-Lacs  Aimable Manirakiza, il  parlera de  ce qu’est le CDE, de ce qu’est l’indice de la liberté économique et de son importance dans la lutte contre la pauvreté.  Un indice développé par l’Institut Fraser basé au Canada qui fait  le classement basé  sur un certain nombre de critères dont  celui relatif à l’accès à la monnaie. Avec un message d’espoir que grâce à la contribution de l’audience, il est possible de relever les défis relatifs à l’accès à la monnaie saine en évitant l’inflation très élevée ainsi que l’instabilité de la monnaie burundaise. 

Siméon Barumwete reviendra parler à son tour du programme de Mfashakumenya qui vise à influencer les mesures incitatives qui peuvent aider le Burundi a gagné d’autres places dans le prochain rapport annuel de la liberté économique mondial dont le Burundi est à la 95ème place en matière de déstabilisation de la monnaie, une menace pour les droits de propriété des exportateurs, des importateurs, des salariés et à l’épargne. 

La monnaie saine,  l’autre condition de la liberté économique. 

Suivra l’analyse du membre du Conseil d’Administration du CDE Great Lakes, le Docteur Martin  Banyiyezako, économiste de formation qui parlera du thème du jour : l’accès à la monnaie saine.   Selon cet économiste, de formation, « une monnaie saine est nécessaire pour protéger les droits de la propriété ». 

Parlant de la notion  de politique monétaire, il  insistera sur les notions d’inflation, de liberté économique et de l’indice de la liberté économique pour garantir une monnaie saine. Il expliquera aussi le rôle de la Banque Centrale, la BRB pour  garantir  l’accès à  cette  monnaie. Que ce soit la monnaie locale ou des devises. 

Parlant  des résultats de l’indice  de la liberté économique 2019 notamment sur  le critère  « accès à la monnaie saine », l’un des cinq domaines pris en compte pour classer les pays.   Ainsi, sur ce, le Burundi occupe la 124eme  place  sur  162  pays classés. 

Comment  accéder à  cette monnaie saine ?

Point  fort de la table ronde, les travaux en groupe  pour se pencher aux recommandations à formuler pour améliorer le score du Burundi afin d’accéder à cette monnaie saine.  Des recommandations couplées à celle de l’analyste dont le gros s’articulent  autour   de points suivants: s’assurer  de l’équilibre entre la masse monétaire en circulation et la production du pays. S’assurer que l’inflation ne soit pas une routine. Il faut aussi suivre de près l’évolution des prix sur le marché. L’autre importante recommandation, c’est la garantie du droit de posséder un compte et monnaie locale qu’en devise.

Encore que l’atelier a permis de souligner le rôle incontournable de la monnaie saine pour   la  liberté économique. 

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