Réforme de la structure juridique burundaise, levier de la liberté économique

Dans le cadre de la campagne Mfashakumenya, le CDE Great Lakes organisait ce mercredi 6 mai une table ronde sur les réformes du système juridique burundaise. Cette rencontre qui a réuni un groupe restreint de participants composés par des réformateurs, les législateurs, les principaux membres de la magistrature burundaise, les leaders du monde des affaires ainsi que les professionnels des medias visait les réformes du système Juridique et les meilleures pratiques de l’Etat de droit, sans laquelle la prospérité est impossible au Burundi.

D’entrée de jeu, c’est le  Professeur Siméon Barumwete, Directeur  de  recherche au sein du CDE Great Lakes, qui prononcera un mot d’accueil et qui annoncera  le programme de la table ronde. 

Viendra ensuite le discours d’ouverture  des  activités de la journée par le patron de l’Agence de la Promotion et d’Investissement, Monsieur Désiré Musharitse, représentant du Gouvernement burundais dans cette table ronde.  Rappelant  le Forum Mfashakumenya dans lequel s’inscrit la table ronde, il citera les thématiques débattues lors du forum. Il soulignera combien cette table ronde est nécessaire pour faire réfléchir le secteur public et privé  autour des idées  favorisant  la prospérité économique. 

Organisateur de la table ronde, c’est le CDE Great Lakes qui sera présenté par son Directeur Exécutif, Aimable Manirakiza, principal Think-tank  Pro- liberté dans la Région des Grand-Lacs. Pour lui, le travail du CDE Great Lakes se focalise sur des changements dans les politiques publiques dans le but de réduire la pauvreté. Et continua à démontrer que le CDE privilégie la création de solutions locales à la pauvreté. Ces solutions s’articulent autour de l’élargissement de la liberté économique des populations à faible revenu, moteur de la liberté de choix et accès aux opportunités pour tous. 

PhDr. Siméon Barumwete reviendra pour parler à son tour des attentes du projet Mfashakumenya en profondeur en passant par les résultats du forum organisé le  26  février 2020 où il démontre l’importance de la dite table qui s’inscrive dans la poursuite des réformes économique dont le Burundi a besoin pour gagner plusieurs places dans le rapport annuel de la liberté économique. 

De son côté, Mr. Bruce Vaillant Ntangibingura, le Directeur des Programmes au sein du CDE Great Lakes, fera une présentation sur le concept de  la liberté économique, fondement du travail  de notre Think Tank.  Il s’attachera à montrer  l’impact de la liberté économique sur les conditions de vie de l’humanité ainsi que la place du Burundi au classement mondiale de l’indice de la liberté économique. Ainsi, montrera-t-il, en considération des principaux indicateurs de l’indice de la liberté économique, le Burundi occupe la 142 ème au monde sur 162 juridictions pour le classement 2019. Une place qu’il convient d’améliorer.

Point de prospérité sans Etat de droit

Comme on l’a souligné précédemment, la table ronde était centrée sur les réformes de la structure juridique burundais. C’est le Dr. Nukuri Emery, expert en droit et  membre du Conseil Consultatif du CDE Great Lakes qui parlera   de cette thématique si incontournable pour la liberté économique. C’est par un ton optimiste qu’il lancera  que «  si il y a des problèmes, sûrement qu’il y aussi des solutions ». Autrement dit, si  l’Etat de droit ne vit pas ses beaux jours, il y a toujours moyens de faire mieux. Et de souligner que c’est la raison même d’être de la table ronde.

Vantant les mérites de  l’état de droit, le Professeur Nukuri  dira qu’il  s’agit là d’une condition pour se développer. Et comme pour étudier en profondeur la thématique extrêmement importante pour produire le Policy Brief qui sera soumis auprès de l’Assemblée Nationale et au Ministère de la Justice burundaise, suivra les travaux en groupes pour tenter de répondre à une série de six questions nécessaires pour reformer le système judiciaire burundais. Des travaux en groupes qui seront sanctionnés par une série de recommandations. Des recommandations dont le gros s’articuleront autour d’une réorganisation, la réforme et/le réaménagement du tribunal de commerce et d’autres tribunaux burundais.  

Notons que tout les acteurs du système judiciaires burundais était représenté à travers les groupes techniques de travail sur le Doing business au Burundi à savoir les Procureurs des Parquets, les Conseils Juridiques auprès de l’Assemblée Nationale, les responsables des tribunaux, les différents magistrats, les Juges des tribunaux, les Notaires, les Membres des barreaux des Avocats, les membres du Secrétariat Permanent des réformes Économiques et Sociales au Burundi, les membres du Chambres Fédérales, du Commerce et de l’Industrie au Burundi, les membres de l’Ordre des Comptables au Burundi et d’autres membres de la magistrature burundaise ainsi que les principaux Représentants du monde des affaires et les leaders des médias pour produire le Policy Brief sur l’amélioration de l’Etat de Droit au Burundi qui est le plus grand défi et la meilleure opportunité pour le Burundi.

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