« I was a yazid slave », une réalité impensable

Dans son programme d’éducation des droits fondamentaux de la personne humaine, le CDE Great Lakes en collaboration avec The Why Fondation animait le jeudi 19 mars, dans les enceintes de l’ULBU, une conférence débat autour d’un film pour informer et influencer à travers la projection d’un film documentaire.

Devant une audience engagée dans la défense des droits des femmes au Burundi, c’est Janvier Nshimirimana, membre du CDE Great Lakes qui prononcera le mot d’ouverture du conférence-débat autour d’un film documentaire. Une conférence-débat  pour parler des droits des femmes surtout que nous étions au lendemain de la célébration de la journée internationale de la femme célébrée il y a 11 jours sous le thème « Levons-nous tous pour la réalisation des droits des femmes ».

«Étant futur et cadre de notre nation, nous sommes appelés à être les premiers parmi cette génération qui doit s’opposer aux viols pour mener un changement social. Vive une génération engagée pour mettre fin aux violences à l’égard des femmes », soulignera Janvier Nshimirimana toujours dans son mot d’ouverture.

Dans son introduction du film, Aimable  Manirakiza, Directeur (exécutif) du Centre for Développement(Development) and Entreprises Great Lakes (CDE en sigle), organisateur de l’évènement, fera un briefing sur les deux organisations, ainsi que l’importance de ces débats et projection des films documentaires qui informent l’audience sur le monde dans lequel nous fréquentons.

Pauvre Lewiza et Dalaan

C’est avec un air attentif que le public regarda le documentaire. Bref, le film parle de l’histoire de deux jeunes femmes iraquiennes qui font face à des viols sexuels impensables. En fait, il eut un incident, les jeunes femmes sortant pour être au courant de ce qui se passe. Elles furent capturées puis embarquées  par l’Etat islamique.

Durant tous les jours en captivité, elles sont (étaient)  violées. Heureusement, elles auront la chance de fuir vers l’Allemagne où elles ont été soutenues, assistées et aidées à retourner chez eux.

Quelles leçons ?

Le film ne laissera pas sans réaction aux participants. « Ces filles sont des combattantes. Blessées physiquement et psychologiquement, elles auraient pensées au suicide, pourtant elles sont restées fortes et même devenues modèles pour les autres », dira un intervenant.Un autre témoignera avoir entendu des atrocités pareils au Burundi pendant les périodes de guerre.

Après ces témoignages, suivra des discussions autour des questions animées par Paulin Bulakali comme : Pourquoi le monde a-t-il besoin d’entendre ce qui se passe ? Est-il important d’être informé sur ces choses ? Que diriez-vous à ces deux jeunes demoiselles si vous les croisez ? Croyez-vous que la culture burundaise est l’une des barrières pour l’émergence des femmes burundaises ?

« Etant garçon ou fille, nous pouvons être candidat(e)s, une fois atteint, c’est mieux d’être informé.e.s  avant pour savoir comment s’y prendre, comment faire pour s’intégrer après dans la société » souligna l’une des participants.

« Oui, notre culture constitue une barrière, il suffit de faire un contour de notre proverbe, Ibanga ribangirwa ingata, turikenyererako », dira pour sa part un autre intervenant.

A la clôture de la conférence et après un débat riche en discussion, Aimable Manirakiza  fera savoir que « puisque les femmes sont parmi les piliers d’un développement durable, c’est important d’apprendre comment les survivantes des violences sexuelles impensables peut trouver justice et un chemin vers la réhabilitation ».