Bujumbura : quand l’assainissement des marchés inquiète

Un centre de négoce est l’un des milieux stratégiques qui contribuent beaucoup plus dans l’économie d’un pays grâce aux activités d’achat et de vente qui s’y effectuent. Malgré cela, des fois, la mauvaise gestion de l’assainissement se présente comme un handicap du confort des commerçants qui passent toutes les journées près des immondices. Point de vue de notre collègue Gilbert Nkurunziza.

Il n’y a pas longtemps, différents médias ont lancé un cri d’alarme pour dénoncer une « montagne » d’immondices se trouvant aux alentours du marché Ngagara. Il est communément appelé marché COTEBU. Par la suite, les responsables dudit marché ont fait évacuer les déchets, mais malheureusement, il y a toujours une certaine quantité des détritus constitués des restes des marchandises végétales dans la zone réservée à la vente des légumes, fruits et autres vivres frais. Les autres marchés  connaissent aussi le même problème d’insalubrité, je ne peux citer que « Bujumbura City Market » ( chez Sion) et le marché de Ruvumera (Buyenzi).

Malgré cela, afin de gagner leur vie, les vendeurs de ces produits sont contraints à s’adapter même si les conditions sanitaires sont quasi défavorables. Différentes denrées alimentaires sont étalées dans les ordures et sont échangées comme à l’accoutumée entre vendeurs et acheteurs. « Ces détritus nous inquiètent fort, mais nous n’avons pas d’autres alternatives, car nous devons gagner la vie afin de nourrir nos enfants. Simplement nous risquons d’attraper les maladies liées aux saletés », se lamente Eugénie, une marchande de tomates. 

La  santé humaine avant tout 

L’insalubrité autour de ce marché est une réalité. Les  conditions d’hygiène deviennent de plus en plus précaires. Les saletés qui proviennent de l’intérieur du marché sont jetées dans une rue environnante et cela constitue une véritable gêne à l’égard des commerçants œuvrant dans le lieu voire les clients.  Lorsque la gestion des problèmes d’hygiène n’est pas bien organisée, les conséquences néfastes tombent généralement sur les commerçants, car ce sont eux qui passent tout le temps autour de ces ordures malgré qu’ils payent des taxes et impôts.

Les conséquences concernent non seulement les vendeurs, mais aussi les clients. Ils échangent entre eux peut-être des produits infectés. Et malheureusement, la plupart des vivres étalés sur ces immondices dégageant des odeurs désagréables peuvent être consommés crus, ce qui peut produire un effet nuisible à la santé. En plus de cela, quand on est gêné d’une manière ou d’une autre, c’est-à-dire que la liberté personnelle est en quelque sorte bafouée.

Si rien n’est fait dans l’immédiat, les commerçants et acheteurs  risquent d’attraper les maladies de mains sales comme le choléra et autres. Il vaut mieux que les responsables du marché ou les autorités municipales prennent les choses en mains avant qu’il soit trop tard. Ils devraient chercher un autre lieu propice à l’évacuation des immondices. L’économie du Burundi sera valable quand la santé des contributeurs au développement est garantie.

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