Travail des enfants : un obstacle à la dignité humaine au Burundi.

Selon les dernières estimations, 152 millions d’enfants travaillent dans le monde. Au Burundi, bien qu’il n’existe pas de chiffres précis sur le nombre de ces enfants, ce dernier reste évident. Déscolarisés, ils sont privés de leur liberté de choisir leur avenir. Coup de projecteur.

Alors qu’en principe, les enfants ont le droit d’aller à l’école sans distinction aucune et doivent être protégés contre la violence, la maltraitance et toute forme d’abus et d’exploitation, force est de constater qu’au Burundi beaucoup d’enfants issus des familles pauvres, sont contraints d’abandonner l’école pour travailler afin de subvenir aux besoins de leurs famille.

À 13 ans, Jado est venue à Bujumbura à la recherche du travail. À cause de la pauvreté, il a dû arrêter l’école pour gagner sa vie ailleurs. Son travail est diversifié et quasi-illimité. Il est chargé de faire la cuisine, le ménage, la lessive et emmener les enfants à l’école. Or, selon une étude, si les enfants sont privés de l’éducation, ils sont condamnés à rester pauvres tout au long de leur vie.

Pourtant, beaucoup de ces enfants sont utilisés dans les travaux domestiques. Et tout le monde semble ne pas s’en inquiéter. Et pour couronner le tout, aucune loi spécifique ne sanctionne le travail des enfants et les poursuites sont rares. Ces enfants continuent de voir leur droit à l’enfance et à l’éducation volé, et leurs perspectives d’avenir et d’évolution limitées.

Malgré tout cela…

La loi burundaise fixe l’âge minimum du travail à 16 ans. Elle prévoit des dérogations exceptionnelles pour les enfants de 12-15 ans effectuant des travaux légers et salubres, d’apprentissage ou domestiques qui ne sont pas nuisibles. Mais, dans la réalité, ce n’est pas le cas. Pour preuve (et c’est un exemple), selon les chiffres, un enfant sur cinq âgé de 5-14 ans travaille dans des emplois et des secteurs absolument dangereux où il est exposé à de nombreux risques. À titre illustratif. Les domestiques mineurs souvent violentés par leurs patrons.

Cependant, moi, j’ai des questions. Où se situe le rôle du gouvernement dans le bien-être de ses enfants ? Pourquoi ne pas mettre en place une politique spéciale, réservée à eux ?

Des défis à relever

Le constat actuel est qu’aucune politique n’est mise en œuvre pour apporter des solutions à cette situation. Or selon une étude, les conditions économiques qui conduisent ces enfants à abandonner leurs études pour travail persistent. Face à ses différentes entraves, le gouvernement devrait mettre en place des lois contre le travail des enfants. Le même gouvernement devrait permettre des conditions juridiques qui favorisent la diminution des contraintes économique qui augmente une génération d’enfants à vendre à cause de la pauvreté. 

Il s’avère alors nécessaire de mener des actions de sensibilisation auprès des parents et des autorités locales, dans le but de les informer des dangers du travail des enfants. Mais aussi, d’augmenter les activités génératrices de revenus pour éviter que les parents continuent à envoyer leurs enfants aux bas âges travaillés pour subvenir aux besoins de la famille.

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