La campagne « Birashoboka », levier de l’économie burundaise

Présentant le 8 janvier, le bilan pour 2019 de l’Agence Burundais pour la Promotion des Investissements, le directeur de l’agence a annoncé une année aux réalisations satisfaisantes : 7543 entreprises créées. Notre collègue Franck Arnaud Ndorukwigira, mettant en partie ce bilan au compte de la campagne Birashoboka, témoigne que le Burundi commence à profiter des bienfaits de la libre-entreprise.

Depuis 2018, une campagne dénommée « Birashoboka » s’est fixée comme leitmotiv, la libre-entreprise, à travers une  réduction de la réglementation au Burundi. Pour y arriver, des campagnes de sensibilisation sont menées, en vue des réformes pour la réduction des exigences lors des processus de création d’une entreprise. Et les fruits ne se sont pas fait attendre : le temps pour créer une entreprise passait de 4h à moins d’une heure, et les frais d’enregistrement de 140 mille à 40 mille Fbu.

Comme résultat, le taux de création des entreprises augmente de 49,84 % dès 2018. Et avec 2019, les chiffres explosent avec l’immatriculation de 7543 entreprises, contre 3 430 entreprises en 2018 et 2 289 entreprises en 2017. Par-là, l’économie burundaise en profites. Tenez, avec cette augmentation des entreprises, l’office burundais des recettes a dépassé en 2019 de plus de 20 % ses prévisions, en collectant plus de 990 milliards FBU au lieu de 808 milliards prévus. Et petit à petit, selon la banque mondiale, la croissance économique qui était à 0,4 % en 2019 est prévue à 1,2 % en 2020.

L’entreprise privée, le seul vrai service public

C’est prouvé, l’esprit d’entreprise via la création d’emplois, est la meilleure arme pour lutter contre le chômage et assurer de bonnes rentrées fiscales. La libre entreprise, au-delà de recouvrir plus d’argent, est le meilleur moyen, voire le seul, à rendre accessible aux plus grands nombres, des biens et services qui auparavant ne l’étaient qu’à une minorité. Elle fait donc reculer la pauvreté, et c’est par ce biais que les innovations se font.

Ces qualités de services rendus, recul de la pauvreté, enrichissement de la société, amélioration des conditions de vie, accessibilité à tous, ne sont-elles pas les vertus que l’on attache communément aux services dits publics ? Ne sont-elles pas les objectifs que l’État essaye d’atteindre par sa prétendue providence ? Or, les entreprises privées n’étant pas des oies que l’on engraisse, ont pour but de faire ce que les monopoles publics, qui malgré leurs titres pompeux et leurs buts soi-disant désintéressés, n’arrivent non seulement pas à réaliser, mais y échouent en causant du tort à toute la communauté.

À mon humble avis, l’augmentation de ces entreprises privées au Burundi, est à saluer, vu que ce sont elles, le véritable service public, les seules à rendre vraiment service au public, et par ricochet, accélère l’économie nationale. A conditions qu’elles ne soient pas mort-nées.