«Maid in hell »: au-delà d’un film

Dans le cadre de la promotion des droits fondamentaux, le CDE Great Lakes en collaboration avec The Why Foundation organisait ce mercredi le 11 décembre, dans les enceintes de l’ULT, une conférence débat autour d’un film pour informer et influencer à travers la projection d’un film documentaire.

Devant un public enthousiaste; c’est Axel  Keza, membre du CDE Great Lakes qui prononcera le mot d’ouverture du conférence-débat autour d’un film documentaire. Une conférence-débat  pour parler des droits des femmes surtout et qui coïncide avec la campagne de 16 jours d’activisme contre les violences faites aux femmes.

« En tant que   jeunes, futurs leaders de notre chère nation, nous sommes appelés à être les premiers parmi cette génération qui doivent s’opposer aux violences faites aux femmes pour mener un changement social », insistera Axel  Keza toujours dans son mot d’ouverture.

Dans son introduction du film, Aimable  Manirakiza, Directeur du Centre for Development and Entreprises Great Lakes (CDE en sigle), organisateur de l’évènement, soulignera que la liberté de choix de pouvoir décrocher un travail décent n’importe où et de gagner un revenu mérité est souvent bafouée dans nos  pays africains malheureusement les burundais ne sont pas informés sur leur droit. Et d’expliquer que pour tenter de changer cette situation, le CDE Great Lakes lance une série d’activité à travers les projections des films sur le sujet en partenariat avec The Why, une organisation médiatique danoise à but non lucratif, fondée en 2004 et basée à Copenhague, au Danemark avec l’objectif de produire et distribuer des films documentaires qui informent les gens sur le monde dans lequel nous vivons.

L’enfer sur la terre

C’est avec un regard triste que le public suivra le film.  En fait, le documentaire parle de l’histoire d’une femme kenyane âgée de 35 ans.  Vivant dans des conditions défavorables, elle migre au Liban pour travailler dans le but de chercher le bien-être de ses enfants et de sa famille. Sauf que quand il y arrive, elle ne trouve pas ce qu’elle cherche. Au contraire, elle se retrouve en train de travailler dans des conditions contraignantes.

Elle ne reçoit même  pas de salaire. Pire encore, son employeur le brûle. Mais, contrairement à d’autres femmes, elle aura la chance de s’échapper  et de retourner dans son pays natal. Malheureusement, des mois plus tard elle succombera des suites des brûlures, laissant des orphelins et de l’amertume dans le cœur des voisins et connaissances. Plus des photos sur le film, cliquez ici 

Quelles leçons ?

La terrible histoire du Kenyane ne laissera pas indifférent  le public. « Ce n’est pas seulement au Kenya, même au Burundi de tel cas existe. J’en ai connu une femme qui est parti au Qatar et est revenu avec des problèmes mentaux », nous dit l’intervenant.

Une autre jeune fille explique comment elle a failli se faire avoir par ce trafic à travers un système de Scholarship. Elle raconte : « Je devrais travailler pour un diplomate qui, à son tour allait  payer ma bourse. Par chance, je lui ai demandé si j’aurais l’occasion d’informer ma situation à l’ambassadeur du Burundi dans ce pays. Après son refus,  j’ai compris le jeu».

Après ces témoignages, suivra des discussions autour des questions comme : Selon vous, quels sont les facteurs qui rendent les migrants particulièrement vulnérables à l’esclavage et  quel devra être le rôle des gouvernements pour mettre fin à ce fléau?

« C’est la pauvreté et le manque d’information qui rendent les migrants vulnérables à l’esclavage », répondra une des participantes. Pour l’autre  intervenant, parfois les gens n’ont pas de choix. Et de donner l’exemple de la migration de sa voisine qui a dû migrer à cause de sa mère qui ne cessait de lui répéter qu’elle agrandi, qu’elle doit  donc quitter la maison.

« Il faut que le gouvernement assurer la liberté de choix, mais néanmoins que chaque individus soit conscient de sa décision, vue que ça affecte toute la communauté » répliquera  un jeune garçon.  Une des journalistes poursuivra le débat en suggérant « aux gouvernements d’inciter à ces femmes de penser à des situations alternatives comme entreprendre chez eux ».

A la clôture de la conférence et après un débat de haut niveau, Aimable fera savoir que « puisque les femmes n’ont pas d’opportunité pour sortir de la pauvreté, elles doivent chercher à trouver des solutions à ce défi ; raison pour laquelle elles s’embarquent dans  ce genre de migrations, avec tous les risques que cela comporte ».Pour  ce patron du CDE, il faut que le gouvernement établissent  un environnement qui favorise l’émergence des jeunes femmes et filles qui veulent sortir de la pauvreté, souvent élément déclencheur des départs. Retrouvez notre débat ici : ou :ici