Burundi : trois actions à saluer dans la promotion de l’entrepreneuriat en 2019

Alors qu’on célèbre la semaine mondiale de l’entrepreneuriat au Burundi, du 18 au 24 novembre, la banque d’investissement des jeunes, la campagne Birashoboka et les compétitions entrepreneuriales ont été trois actions qui ont marqué positivement cette année dans la promotion de l’entrepreneuriat. Une lueur d’espoir pour les jeunes entrepreneurs burundais.

Avec un taux de chômage avoisinant les 65%, la plupart des jeunes burundais se sont tournés vers l’entrepreneuriat pour s’en sortir. Mais les défis étaient énormes. Le manque d’esprit entrepreneurial, l’accès au financement et plusieurs barrières dans la création d’une entreprise, en étaient les plus importants. Mais avec 2019, une lueur d’espoir s’est pointée à l’horizon.

La banque d’investissement des jeunes 

Le manque d’accès des jeunes aux crédits constitue un obstacle sérieux à la mise sur pied d’une entreprise. À cause du taux d’intérêt élevé au-delà de 10%, la présence d’un avaliseur des hypothèques (des biens immobiliers pour la plupart), beaucoup de projets des jeunes restent dans les tiroirs. Avec 2019, le décret n°100/145 du 23 septembre 2019 portant participation de l’Etat du Burundi et des communes au capital social de la banque d’investissement pour les jeunes au Burundi a réjoui plus d’un. Et la plus belle dans tout cela, c’est que le taux d’intérêt est le plus bas par rapport aux autres banques. Il sera de 5%. De quoi réjouir les jeunes entrepreneurs burundais : « Actuellement, nos espoirs sont dirigés vers la banque des jeunes ». Explique Didier, un jeune entrepreneur dans l’agrobusiness, qui a été contraint de mettre les verrous sur la porte par manque d’hypothèque bancaire en vue d’un crédit financier. Pourvu que la théorie suive  la pratique et que sa concrétisation se réalise enfin 

Campagne Birashoboka

L’entrepreneuriat chez les burundais qui moins de revenu et faisant face aux différentes barrières, une campagne nommée Birashoboka « it’s possible » s’est levée, et s’est battue bec et ongles pour la réduction des exigences lors des processus de création d’une entreprise. Démarrée en 2018, elle a été initiée par le Centre for Development and Entreprises Great Lakes. Depuis lors, les fruits de la dite campagne sont palpables. 4080 entreprises ont été créées pour les seuls trois mois de 2019 par rapport aux 842 entreprises créées dans la même période en 2018. Un impact sans précédent. En plus, c’est grâce à cette campagne qu’il y a eu aboutissement à la diminution des frais d’enregistrement d’une entreprise à l’API, passant de 140 milles Fbu à 40 milles Fbu. «Je considère la campagne Birashoboka comme la voix des jeunes entrepreneurs sans voix, pour la promotion de leurs activités et le bon fonctionnement de petites entreprises», témoigne Euphrem  Ndayikeje, Directeur-Gérant de l’entreprise BEDC. Avec la campagne aujourd’hui, les entrepreneurs accèdent aux comptes bancaires sans frais et un taux d’intérêt de 10% lorsqu’il s’agit de payer le crédit, les familles des entrepreneurs sont capables de se payer de la nourriture, d’éduquer leurs enfants dans des écoles de leur choix, d’accéder aux soins de santé, etc.

Compétitions entrepreneuriales

Dans le cadre de susciter l’esprit entrepreneurial et l’encouragement des étudiants à créer leur entreprise, plusieurs compétitions ont été organisé en 2019. Du Light Award en passant par le ShikaAward, le Centre For Innovation and Entrepreneurship  et le Yaga Innovation Challenge, ces compétitions ont été légions. Ces compétitions ont aidé à challenger les idées entrepreneuriales des jeunes, en les permettant de bénéficier un coaching personnalisé et de recevoir des conseils de la part de jurys composés de professeurs, investisseurs et chef d’entreprises. Cela leur permet de mûrir en un temps record leur business plan et d’être mieux outillé pour se lancer dans l’aventure entrepreneuriale.Malgré les défis entrepreneurials qui persistent au Burundi, ces trois actions donnent une lueur d’espoir aux jeunes burundais de ne pas baisser les bras, car diront-ils, Birashoboka, c’est possible.

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