La RDC, un géant en manque d’infrastructures routières

La RDC est l’Etat le plus vaste de l’Afrique centrale. Elle abrite 81,3 millions d’habitants selon la Banque mondiale (2017) .Le blogueur Patrick Nimpagaritse s’étonne que les autorités ne s’investissent pas dans le développement des infrastructures de transport. 

Quatre-vingt fois la Belgique, son ancienne puissance coloniale, la RDC, pays «continent» avec sa superficie de plus de 2 millions Km2, accuse un manque criant en infrastructures routières.

Même là où elles existent, elles sont d’une vétusté incroyable et leur dangerosité n’est pas à prouver comme cette route Matadi-Kinshasa, une des plus mortels du pays comme le rapporte la radio américaine la voix d’Amérique.

En conséquence, la libre-circulation des biens et des personnes se trouvent entamée. L’enclavement et de la paupérisation  vient comme pour enfoncer le clou, au grand dam de la population.

Ce problème des infrastructures a été d’ailleurs déjà fait l’objet de recherche scientifique. L’on mentionnera à titre d’exemple l’article d’Augustin Mobele-Lobia.  Et pour précision, Il faut noter que le réseau routier de la RDC comprend au total 153.209 kilomètres de routes  dont 58.509 kilomètres  d’intérêt général, à charge du ministère des infrastructures, Travaux publics et reconstruction, mais placés sous la gestion de l’Office des Routes.

De  ce réseau de 153.209, seuls quelques 3 mille kilomètres sont asphaltés. Insuffisant pour relever le défi des infrastructures dans un des plus grands pays de l’Afrique et du monde.

De quoi inquiéter, car, si les infrastructures de base (eau, électricité, écoles, hôpitaux, etc.) sont des préalables du développement durable, ce sont les infrastructures de transport qui en constituent l’ossature et le pivot central.

Un défi qu’il faut à tout prix relever

Même pour des pays qui n’ont pas de ressources naturelles significatives, les infrastructures de transport constituent un atout de développement socio-économique. Cela va de soi donc que les pays ayant des ressources naturelles, comme la RDC, développent des infrastructures adéquates à même de pouvoir écouler et exporter et/ou importer leurs produits et faciliter par là les échanges.

Ce défi des infrastructures est donc une vraie épine dans le pied que les dirigeants congolais sont appelés à extirper s’ils rêvent d’un développement durable de ce pays continent qu’est la RDC. 

Il suffit de regarder dans les pays industrialisés pour comprendre que l’engouement pour la construction de nouvelles infrastructures de transport ou le renouvellement de celles existantes fait partie des priorités permanentes. S’inspirer d’eux ne ferait que du bien à la RDC.

Ceci est d’autant plus vrai que le principe de la bonne gouvernance, l’un des aspects de la démocratie libérale, veuille que des pouvoirs publics s’engagent à travailler pour le développement de leurs pays et que ceux qui sont encore en retard s’inspirent de l’expérience des autres pour réussir eux aussi dans des domaines fondamentaux et vitaux, celui des infrastructures de transport y compris.

Si ce n’est pas le seul élément qu’il faut pour développer la RDC, prioriser des infrastructures de transport ne pourrait avoir que pour effets immédiats le désenclavement du milieu, la libre circulation des biens et des personnes, le développement du tourisme, l’éclosion de l’emploi et par conséquent la relance de l’économie.

Il n’est jamais tard pour bien faire. Les autorités qui sortiront des élections en cours en RDC devraient faire leur priorité, la multiplication des infrastructures de transport pour qu’elles aident à promouvoir les échanges à  l’intérieur de ce pays d’une part et vers ou en provenance notamment des autres pays de la Région des Grands Lacs d’autre part.