Indice mondial de l’Innovation 2018: Le Burundi est le mauvais élève de l’EAC

La création est fondamentale pour la croissance économique. Même si les jeunes Burundais s’intéressent beaucoup à l’entrepreneuriat, il est prouvé que les Burundais sont moins innovants. Le blogueur Patrick Nimpagaritse, étude à l’appui, le montre.  

De la lecture de l’édition 2018  du rapport de l’Indice mondial de l’innovation  il en ressort que les pays de l’EAC n’occupent pas les meilleures places. Toutefois, certains d’entre eux affichent des résultats probants et ont de quoi inspirer le Burundi.

Mais c’est quoi l’indice mondial de l’Innovation? A  titre d’information, l’Indice mondial de l’innovation  est  publié conjointement par l’Université Cornell, l’INSEAD et l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI – une institution spécialisée des Nations Unies). Publié chaque année depuis 2007, il est aujourd’hui à  sa 11ème  édition. L’édition 2018 de l’Indice mondial de l’innovation  permet d’évaluer des éléments de l’économie nationale favorisant des activités innovantes autour de cinq piliers à savoir les institutions,  le capital humain et la recherche,  les infrastructures,  le perfectionnement des marchés et  des entreprises.

Dans le rapport qui vient de paraître, les grandes économies mondiales occupent le devant. C’est au moment où pas mal de pays africains surtout sub-sahariens  sont classés en dernière position sur le classement de 126 pays. Toutefois, il sied de constater que certains de ces pays africains enregistrent des résultats prometteurs.

Il s’agit du Kenya, du Mozambique, du Rwanda, du Madagascar, de l’Afrique du Sud et du Malawi qui sont parmi les 20 pays qualifiés de sur-performent en matière d’innovation par rapport à leur niveau de développement.

Quid de l’EAC ?

Même si le Kenya et le Rwanda  sont parmi les  20 pays qualifiés de sur-performent, la place de l’EAC laisse à désirer. En effet, sur 126 économies, le Kenya est le meilleur élève de l’EAC et se trouve à la 78ème place. La Tanzanie, deuxième vient à la 92ème place, le Rwanda à la 99ème tandis que l’Ouganda  occupe la 103ème position.

Et le Burundi ? Sur 126 pays classés, il ne figure même pas sur la liste. Autant dire qu’il est le mauvais élève de l’EAC en termes d’innovation. Le fait qu’il ne soit pas dans ces 126 pays en est la preuve.  C’est donc dire que le Burundi ne répond pas aux critères fixés par le classement.

S’inspirer du Kenya

Comme souligné dans les précédentes lignes, le Kenya est le meilleur élève de l’EAC. Même si  sa 78ème place sur 126 plaide est loin d’être satisfaisant, le fait est qu’au sein de l’EAC,  le pays des Kenyatta a de quoi nous inspirer.  Surtout parce qu’il affiche une capacité d’innovation élevée par rapport à son niveau de développement, des résultats constants depuis 2011. Le pays obtient de bons résultats dans le domaine de l’accès au crédit (en particulier les microcrédits), du renforcement des liens dans le processus d’innovation et de l’exportation de services créatifs, tels que la recherche-développement, l’efficacité de la main-d’œuvre et les services d’imprimerie et médias.   S’inspirer de ce pays de l’EAC ne fût-ce que dans ces domaines où il s’en sort plutôt bien ne nous ferait que du bien.