Digitalisation de l’agriculture : Aubaine pour l’agriculteur burundais

AUXFIN Burundi a lancé mercredi 11 juillet le projet «Bonne pratique et agriculture pour tous». Celui-ci mettra en relation l’agriculture et les nouvelles technologies. Le blogueur Arthur Bizimana indique que ce projet révolutionnera l’agriculture.   

Cette digitalisation permettra à l’agriculteur de savoir quelle culture il faut cultiver, où et quand la cultiver et tout ce qui est nécessaire pour qu’elle soit rentable. Elle vient au moment où l’agriculture traditionnelle n’est plus en mesure de répondre aux besoins alimentaires du moment.

La population burundaise ne cesse de croître, ce qui entraîne le morcellement des terres exploitables disponibles. En dépit de l’exiguïté des terres, l’agriculture burundaise fait face à plusieurs défis. Entre autre l’infertilité du sol, le manque de semences sélectionnées, les ravageurs des champs. Il n’est pas superflu de signaler que le changement climatique perturbe les activités agricoles et entraînent pour ce faire une chute de la production. Le taux de malnutrition chronique des enfants est de 56%.

Digitalisation, une solution

Pour pallier ces défis, l’AUXFIN Burundi vient de lancer deux applications : Agricoach et Agribusiness. Ces applications aideront l’agriculteur à savoir les cultures favorables à tel ou tel autre sol. Elles fourniront aussi l’information sur le calendrier agricole adapté à chaque colline. Et chaque semaine, l’agriculteur recevra des informations météorologiques en temps réel. Cette application lui fournira des informations aussi les intrants (différents produits apportés aux terres et aux cultures) agricoles nécessaires.

Pour y parvenir, AUXFIN Burundi dotera d’une tablette à une personne dans un groupe de 50 personnes. Métier souvent pratiqué par des gens non instruites, AUXFIN veut désormais les promouvoir.  Le projet durera 3 ans et concernera 100 mille ménages de trois provinces : Karusi, Kayanza, Gitega : « Ce projet vient booster la production du petit agriculteur», dixit Yannick Chocola le coordinateur du projet.

Quant à la vente de la surproduction, l’agriculteur souvent écrasé par le commerçant, aura désormais le dernier mot. L’agriculteur pourra vendre directement au consommateur via E-commerce (commerce en ligne).

La digitalisation vient briser les barrières à la promotion de petits agriculteurs. Le Directeur provincial de l’Agriculture et de l’élevage de Karusi abonde dans le même sens : le projet n’est qu’au début mais il a  déjà porté ses fruits. Et de demander à cette société de vulgariser le projet dans tout le pays.