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Les jeunes burundais font désormais face à un manque criant d’emplois. Ils étudient mais au sortir des études, un bon nombre se retrouvent désœuvrés. Pour le blogueur Eugène Niyonkuru, le chômage n’est pas une fatalité. Ci-dessous, il démontre comment en venir à bout.

Nul ne pourrait prétendre contribuer avec succès à la lutte contre le chômage s’il n’insistait pas sur la bonne gouvernance d’une part et les petites et moyennes entreprises (PME) et les très petites entreprises (TPE) d’autre part.

Il est indiscutable. De notoriété publique, toute autorité soucieuse du développement de son peuple fait du bon climat sociopolitique dans son pays une préoccupation.

Ce qui conduit à l’apaisement de tout le monde, indépendamment des groupes d’appartenance des uns et des autres. Il est important de mentionner que cette étape ne peut être franchie que si la justice rassure tous, les faibles comme les puissants, les administrés comme les administratifs.

L’environnement politique sera favorable à la création d’emplois si la bonne gouvernance est de mise. Le cas échéant, les entrepreneurs pourront réfléchir et chercher à concrétiser leurs idées. Il en résultera à coup sûr la multiplication des initiatives de création d’emplois.

Les PME et TPE : espoir pour l’entrepreneuriat

Le développement du secteur privé est le moteur des économies. A condition que la bonne gouvernance, la lutte contre la corruption et les malversations, l’innovation, etc., soient un souci du leadership. Ces facteurs jettent entre autres les bases d’une économie de marché libre.

Il est question de stimuler l’emploi et les débouchés professionnels. Je déconseille l’orientation des idées vers les grandes entreprises. Celles-ci demandent beaucoup de moyens techniques et financiers. Et de plus, leur implantation implique un temps conséquent.

Je trouve qu’il faut privilégier des activités facilement accessibles en termes de moyens et dont le début est envisageable à court et à moyen termes. En travaillant en association, des jeunes peuvent eux-mêmes constituer des capitaux avec de petites contributions et créer de l’emploi pour eux et pour d’autres.

Ainsi, des entreprises naîtront pour répondre aux défis observables aujourd’hui près de chez soi et par ricochet, dans sa région au fil de leur évolution.

Les jeunes ont tant besoin de l’encadrement. Cela pour s’assurer de la pérennité des entreprises créées. Il faut donner des moyens financiers aux promoteurs des projets, puis suivre constamment ces PME/TPE sur le long terme.

A ce sujet, j’en appelle à l’ouverture de la banque d’investissement pour les jeunes. J’espère que, sa création annoncée l’année dernière, sera concrétisée au cours de celle qui vient de commencer.

        Apprentissage des métiers et entrepreneuriat 

A mon avis, la professionnalisation implique la formation. Beaucoup de jeunes sont au chômage. Et parmi ceux-là, des lauréats des universités dotés de diverses qualifications.

Je pense qu’il faut avantager leur reconversion dans les métiers. A cet effet, il faut insister sur l’enseignement des métiers professionnels. Sans doute, celui-ci joint à l’entrepreneuriat permettra la multiplication des emplois par l’entremise de la création des PME et TPE. Les bénéficiaires se feront vivre et contribueront beaucoup dans l’économie du pays.

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