CENTRE FOR DEVELOPMENT AND ENTERPRISES GREAT LAKES libre-échange Et si la libéralisation économique était l’arme fatale pour éradiquer la spéculation commerciale ?

Et si la libéralisation économique était l’arme fatale pour éradiquer la spéculation commerciale ?



Face à la récurrente  spéculation commerciale, notre collègue Janvier Cishahayo trouve que la libéralisation et la diversification de l’économie burundaise peuvent changer la donne. 

Au Burundi, la spéculation commerciale est monnaie courante surtout lorsque les denrées se raréfient. Des frais de transport en commun surtout pour le transport rural en passant par les boissons de la BRARUDI jusqu’au sucre de la SOSUMO, …pour ne citer que ceux-là, les consommateurs sont dépouillés régulièrement et ne savent plus à quel saint se vouer. 

La spéculation, un mal à bannir

Selon le site l’Internaute, la spéculation est une opération financière ou commerciale qui a pour objectif de réaliser un gain d’argent en pariant sur la fluctuation des cours du marché. L’action des spéculateurs a un effet cumulatif déstabilisant en période de défiance plus importante et peut entrainer une vraie crise sur un marché. Peut-on le lire sur le site Finance pour tous.

Connaissant l’état actuel de l’économie burundaise, les spéculateurs ne font qu’enfoncer le clou dans une économie qui reste morose,de mauvais gré de pauvres consommateurs.

Déo (pseudo) amateur des boissons de la BRARUDI habitant à Gitega commune Giheta, témoigne : « La BRARUDI a fixé les prix, mais il est rare que les vendeurs les suivent. Une bouteille qu’on devrait acheter à 2000fbu est achetée à 2300fbu ». Et d’ajouter « Nous, les consommateurs, sommes dans le désarroi ».

L’anarchie des vendeurs dans la fixation des prix se répercute sur le pouvoir d’achat des consommateurs qui en pâtissent car ils sont à la merci de ceux-ci. Pour protéger le consommateur et se prémunir de mauvaises répercussions, la libéralisation de l’économie burundaise reste la meilleure voie de sortie.

La libre économie comme voie de sortie

Libéraliser l’économie burundaise en supprimant toutes les barrières tarifaires ou non-tarifaires afin de diversifier les sources de financements, est la meilleure voie pour limiter l’impact de la spéculation sur notre marché. Cette libéralisation engendrera l’accroissement des investissements ce qui se répercutera sur le dynamisme de l’économie et de surcroît la production augmentera, avec effet sur la stabilité des prix .

Le pays pourra satisfaire le marché intérieur et les débouchés seront exportés vers le marché extérieur. Pourquoi  ne pas envisager un rééquilibrage de la balance commerciale qui reste jusqu’ici déficitaire?

Cette bonne santé économique permettra l’accès aux produits et la diversification de ceux-ci éliminera toutes tentatives spéculatives pour le grand bonheur des consommateurs.