«40 mille Fbu, obstacle pour bon nombre de potentiels entrepreneurs»

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Si des efforts pour promouvoir l’entrepreneuriat sont à saluer, force est de constater que des barrières subsistent. Notre collègue Patrick Nimpagaritse est allé à la rencontre du président de la Chambre transversale des jeunes entrepreneurs qui trouve que les campagnes comme Birashoboka sont d’une grande nécessité pour relever les défis.

Même si la campagne Birashoboka n’est plus à présenter, permettons-nous tout de même un petit rappel. Lancé au début de l’année 2019 par  le Centre for Development and Enterprises Great Lakes, elle vise des réformes de toutes les réglementations au Burundi, en République démocratique du Congo et au Rwanda afin d’éliminer les obstacles à la libre entreprise.

Une campagne venue à point nommé, souligne Moïse Yamuremye, président de la Chambre transversale des jeunes entrepreneurs, une organisation membre de la CFCIB  et engagée dans l’entrepreneuriat et qui a, dans ses activités, encadré les jeunes entrepreneurs : «Dans un pays où l’entrepreneuriat vacille comme le nôtre, des campagnes de ce genre sont toujours à encourager. Car, quoique l’API marque des points, le fait est que beaucoup reste à faire pour la promotion de l’entrepreneuriat  ».

L’API et l’OBR interpellés

«Qui ne saurait pas saluer la révision en baisse des frais d’enregistrer son entreprises ? De 140  mille à 40 mille Fbu, il y a un pas », fait remarquer le patron de la Chambre transversale des jeunes entrepreneurs, avant  de nuancer : « Mais, comme ne cesse de le rappeler la campagne Birashoboka, ces 40 mille Fbu demeurent un obstacle pour bon nombre de potentiels entrepreneurs ».

L’occasion donc pour la chambre d’emboîter le pas à la campagne du CDE  pour demander la gratuité de tout le processus, ou dans la mesure du possible, diminuer au moins 10% de  ces frais.

Moïse Yamuremye ne perd pas de vue que créer son entreprise ne suffit pas. Encore faut-il la faire fonctionner, ce qui n’est pas évident au  Burundi par les temps qui courent.

Il a alors une suggestion : « n’y a-t-il pas moyen que les entrepreneurs débutants soient  exonérés des impôts et taxes pour une certaine période, le temps qu’ils confirment leurs efforts ? », un souhait des plus légitimes que l’OBR devrait examiner en profondeur. Sous d’autres cieux, et pas loin de chez nous, des mesures de ce genre ont été prises .  Et sûrement qu’elles ont influé sur l’économie. S’inspirer de ces exemples  ne nous ferait pas donc du mal.