Le tourisme, gisement inexploité au Burundi

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Le 18 avril, le monde célébré la journée dédiée aux monuments et sites. Mais au Burundi, cette journée de commémoration semble être un non évènement. Pour notre collègue Lionel Jospin Mugisha, la mauvaise qualité des infrastructures de base et équipements touristiques devrait inciter à leur réhabilitation pour booster ce secteur.

Le secteur du tourisme est reconnu comme  levier essentiel pour la croissance socioéconomique du pays. Selon l’Office Nationale du Tourisme, le Burundi abrite 126 sites touristiques et 60 monuments reconnus. Il faut être fier d’avoir hérité de tout ce que le passé avait de meilleur et de plus noble. Il ne faut pas les souiller ni les détruire mais plutôt il faut en profiter.

Les monuments historiques et sites peuvent constituer une bonne opportunité pour le secteur touristique d’un pays. S’ils sont bien aménagés, ils deviennent un véritable attrait pour les touristes, contribuant par la même occasion à l’augmentation des recettes dans ce domaine.

Perle souillée…

Comme le témoigne  Edouard Bagumako, vice-président de la Chambre Sectorielle de l’hôtellerie et du Tourisme du Burundi (HTB) : « Il n’y a aucun site qui est aménagé dans des conditions satisfaisantes ». Ce non aménagement a un impact sur le développement économique au moment où l’industrie du tourisme est classée 4ème  parmi les cinq produits qui boostent le secteur économique.

Les sites touristiques sont très loin des chefs-lieux des provinces, avec comme effets pervers le manque de rafraîchissement pour les touristes ayant effectué de longues marches, la fatigue causée par le mauvais état des routes et le manque des hôtels dans ces localités.

Perle aménagée, un pari à gagner

Près de 9% des arrivées par l’aéroport sont des touristes de loisirs, soit environ 5.000 personnes. En 2017, le tourisme a rapporté 16 millions USD dans les caisses de l’Etat. Néanmoins, l’industrie touristique reste peu développée au Burundi alors qu’elle est florissante dans les pays voisins de la région, notamment le Kenya, la Tanzanie et même le Rwanda dont l’entrée sur le marché touristique est récente.

Que faire pour booster le montant de 2019 pour atteindre les autres pays membre de l’EAC comme le Kenya (1,2 milliard  USD) et la Tanzanie (1,7 milliard  USD) ? Sans doute via l’aménagement des infrastructures (hôtels, routes, sites touristiques,….) ainsi qu’un bon climat d’affaires pour les entrepreneurs privés œuvrant dans ce secteur.

Effort croissant du gouvernement  

Pour remédier à cette situation, les autorités devraient se pencher sur la question tout en favorisant un bon climat pour les entrepreneurs privés œuvrant dans ce secteur, en garantissant la sécurité des investissements et en minimisant les procédures administratives.

L’activité touristique est un secteur d’activité susceptible d’impulser le développement économique, social et durable, mais à condition que les potentialités en infrastructures et équipement touristique (monuments, hôtels, routes et sites) soient exploités et gérés rationnellement dans la perspective du tourisme et du développement durables.

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