CENTRE FOR DEVELOPMENT AND ENTERPRISES GREAT LAKES Campagne Birashoboka,Général Un entrepreneur fâché contre la lenteur pour l’accès aux documents

Un entrepreneur fâché contre la lenteur pour l’accès aux documents



Burundi bw’ejo development center (BDC) est une entreprise des jeunes transformant des aliments, des vitamines et des boissons à partir des cultures traditionnelles. Néanmoins, la cherté des analyses et des certificats constituent des bâtons dans les roues dans son fonctionnement.

Euphrem Ndayikeje, connu beaucoup sous le surnom de Papa Coriandre, l’un des responsables de cette entreprise fait savoir qu’ils se sont acquittés de tout ce qu’il faut auprès de l’Agence burundaise pour la promotion des investissements (API) en vue d’un enregistrement.  

Ainsi, ils ont eu droit au registre du commerce et au Numéro d’identification financière (NIF). «Nous avons payé 40.000 et après, nous nous sommes lancés dans la recherche des documents auprès de BBN. Par la suite, nous avons entrepris des démarches pour demander des documents qui ne sont pas délivré auprès de l’API».

Ce jeune à la tête d’une jeune entreprise affirme que ce n’était pas facile pour avoir les 40.000 Fbu : «Nous avons fait de notre mieux pour en avoir afin de concrétiser notre rêve».

Des analyses à des prix abusifs  

Euphrem Ndayikeje fait remarquer des tarifs exorbitants. Le bulletin d’analyse microbiologique s’obtient contre 175.000 Fbu, celui d’analyse microchimique, contre 192.000 Fbu.

Son entreprise a déjà payé 550.000 Fbu, l’argent nécessaire pour le certificat d’analyse : «Néanmoins, nous sommes en attente». Et aussitôt de signaler que c’est celui-là qui implique la délivrance de la marque de son produit.

Au sujet de ces bulletins, les responsables de BDC  ont écrit des lettres pour demander la certification des échantillons. Après, le DG te répond pour que tu les emmènes. Pour chaque produit, tu paies la somme exigée.

En plus de la cherté, souligne-t-il, il évoque une lenteur notoire : «Une année, 2 ans, etc., peuvent s’écouler sans que tu n’aies accédé à ces documents.  Ce, alors que toi entrepreneur tu cherches à écouler ta production afin de régler les factures ».

Ils attendent les documents depuis une année quatre mois. Mais, indique-t-il, personne ne sait à quoi est due cette lenteur. « Pourtant, nous avons participé à toutes les réunions auxquelles le BBN nous avait invités».

Mieux la suppression

M. Ndayikeje demande à l’API de donner des facilités aux entrepreneurs débutants. Il parle soit de la diminution des frais d’enregistrement d’entreprises soit purement et simplement de leur suppression pour permettre à beaucoup de jeunes passionnés de l’entrepreneuriat de se lancer dans les affaires.

Ils devraient tout de même faire passer de demandes de création d’entreprises auprès de l’API pour marquer le début de fonctionnement.

En outre, Euphrem Ndayikeje met l’accent sur la rapidité dans le traitement des dossiers. Ainsi, les entrepreneurs verront leurs initiatives se développer.

Des prix abordables pour les analyses et des certificats donnant droit à la marque leur tiennent à cœur.