Une semaine, deux matchs… pour la cohésion nationale ?

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La semaine du 18 au 25 mars, le Burundi a accueilli deux matchs cruciaux de football. A la suite du match de ce samedi, le Burundi s’est qualifié à la CAN 2019. Pour notre collègue Janvier Cishahayo, le football est une arme efficace pour affermir la bonne cohabitation.

Le premier est celui de la sélection nationale des moins de vingt-trois ans face à l’équipe du Congo Brazzaville qui s’est soldé sur un score nul. C’est dans la perspective de la qualification à la CAN junior 2019 et des jeux olympiques de 2020.

Le second est celui de l’équipe senior qui a éliminé samedi 23 mars la sélection du Gabon et pour ce, elle est qualifiée pour la CAN prévue en Egypte en juin prochain. Ces deux matchs soufflent comme un moment de cohésion.

Les performances de l’équipe nationale n’ont pas toujours suscité l’engouement auprès du peuple burundais. Mais ces derniers temps, il y a un intérêt qui se manifeste. Cet engouement est motivé par une succession de belles prestations de l’équipe nationale. Les seniors et les équipes des jeunes viennent de passer une série de matchs sans défaite, ce qui les rendent crédible au vue de la population.

Les Burundais de par le monde et ceux se trouvant au pays n’ont pas raté cette bonne occasion pour manifester leur fierté et leur patriotisme. Ils ont oublié ce qui les différencie et ont trouvé un point de convergence et d’unité leur rappelant qu’ils sont des fils et filles d’une même nation.

Sauvegardons cette flamme allumée

La conjugaison des efforts doit être le maître mot pour le développement du football car il s’avère qu’il remporte la médaille suprême du sport qui, ces derniers temps, a gagné sa notoriété en rassemblant le peuple burundais.

Ces efforts doivent commencer par la valorisation de nos joueurs en leur donnant plus de visibilité, des moyens adéquats, etc., pour une meilleure préparation. Ce cocktail d’efforts nous apportera de meilleurs résultats et la cohésion nationale sera renforcée et enracinée dans les cœurs des Burundais.

Le peuple burundais a été tant meurtri par beaucoup d’années de guerres civiles et de crises répétitifs. Les plaies qui commençaient à se cicatriser mais qui peinent à se refermer devraient trouver un réconfort dans ces évènements qui rassemblent et serrent les liens de fraternité de toutes les catégories de la population sans distinction aucune.

Je pense fortement que notre liberté en tant que burundais sera atteinte en se levant comme un seul homme pour mener des combats dorénavant sociales et évènementiels. Les évènements sportifs sont une bonne occasion pour mener cette marche vers la liberté. Le peuple burundais a failli, mais a su toujours se relever.

L’apport tant moral que matériel de tous Burundais à nos équipes est plus que nécessaire. Le talent de nos jeunes joueurs et l’esprit guerrier qui a toujours caractérisé les Burundais peut nous permettre de rêver encore grand. Sans doute que d’autres moments festifs et rassembleurs nous attendent. ‘’Le sport comme arme fatal dans la conquête de notre liberté c’est maintenant. Croisons les doigts, le meilleur est à venir’’.