CENTRE FOR DEVELOPMENT AND ENTERPRISES GREAT LAKES Général Les lauréats des universités face à la dépréciation du capital humain

Les lauréats des universités face à la dépréciation du capital humain



Le facteur humain est un moyen pour les entreprises d’accroître leur compétitivité. Cependant, les petites et moyennes entreprises (PME) généralement centrées sur des problèmes du vécu quotidien des gens, sont parfois moins sensibles à l’amélioration des compétences et de la compétitivité.Pour le blogueur Kelvin Ndihokubwayo, l’importance de la formation peut réduire le chômage et relancer la croissance.

Les lauréats burundais de différentes universités sont confrontés à un phénomène de dépréciation du capital humain.En effet, l’éducation permet d’acquérir des compétences qui améliorent la productivité des travailleurs. La formation est donc considérée comme un investissement à part entière.

Le capital humain désigne l’ensemble de talents, de compétences et des expériences d’un individu. Ces connaissances et compétences sont accumulées non seulement tout au long de la scolarité mais aussi au cours de diverses formations suivies et à la suite des expériences vécues. Le capital humain permet de bien travailler à la fois pour soi et pour les autres.

Néanmoins, une fois acquis, ce capital humain est susceptible de se déprécier, qu’il soit spécifique ou général, et ce sous l’effet de plusieurs facteurs.

Au Burundi, l’enseignement supérieur compte plus d’une quarantaine d’établissements. Donc, chaque année, il y a un nombre important de lauréats qui en sortent pour faire face au chômage.

Un individu inactif ou chômeur n’utilise pas pleinement son potentiel. Ainsi, son capital humain va en diminuant au fil du temps. Des innovations technologiques peuvent avoir aussi des effets similaires. Le cas le plus typique est la révolution informatique, qui a rendu obsolète la quasi-totalité des connaissances permettant l’utilisation d’une machine à écrire.

Plus quelqu’un reste désœuvré, plus son capital humain se déprécie. C’est une réalité, la jeunesse burundaise fait face à ce phénomène.

Que faire pour pallier ce fléau?

 Les pouvoirs publics ne peuvent pas donner du travail à tous les lauréats des universités. Toutefois, il est fort probable qu’ils leur offrent des stages professionnels. Ces derniers leur permettront de rester intellectuellement actifs. Ce sera aussi une occasion d’acquérir de nouvelles connaissances.

 En plus de ce système de stages, il faut décourager le favoritisme dans le recrutement. Sinon, les chômeurs se démoralisent et préfèrent ne plus déposer de dossiers.

Les jeunes doivent également changer de mentalités en devenant beaucoup plus créatifs et proactifs dans l’entrepreneuriat. Celui-ci est aujourd’hui la seule solution au phénomène de dépréciation du capital humain et par ricochet au problème de chômage.