Une langue étrangère : outil libertaire et atout professionnel

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Le blogueur Franck-Arnaud Ndorukwigira explique pourquoi il faut qu’un entrepreneur soit polyglotte. «Dans notre région des grands lacs, le dégrée de maîtrise de ces langues est à son plus bas niveau».  

Le monolinguisme constitue un véritable obstacle à la réussite. Pour de jeunes entrepreneurs de la région des grands lacs qui œuvrent ou rêvent de proposer leurs services au-delà des frontières via le libre-échange, une bonne maîtrise des langues étrangères doit être une nécessité absolue à laquelle il faut s’y préparer.

Nous vivons dans une société de plus en plus cosmopolite où la maîtrise des langues étrangères constitue un atout de taille. Dans notre région des grands lacs, le dégrée de maîtrise de ces langues est à son plus bas niveau. Selon le dernier recensement général de la population burundaise en 2008, il a été prouvé que 29,7 % de la population ne parle que le Kirundi, 8,4 % le Kirundi et le français, 0,5 % le kirundi et le swahili, 0,0 % le kirundi et l’anglais, 0,7 % le kirundi, le français et le swahili, 2,4% peuvent parler en même tant le kirundi, le français et l’anglais, tandis que 0,2 % de la population du Burundi sait lire et écrire d’autres langues que les quatre précitées.

Même chose au Rwanda ou selon le 4ème  recensement général de la population de 2012, a prouvé que 45,4 % de la population rwandaise ne parle que le Kinyarwanda seulement, 7,4 % peuvent parler le kinyarwanda et l’anglais, 5,2 % le kinyarwanda et le français tandis que 12,7 % peuvent parler le kinyarwanda, l’anglais et le français.

Un boost de la liberté professionnelle

Étudier les langues étrangères et surtout celles qui servent pour les communications internationales, est très important. Cela permet de découvrir de nouveaux horizons vers l’inconnu et augmenter votre liberté à faire des affaires à l’étranger. Dr Kwizera David est un médecin burundais. Abattu par le chômage, il a commencé à tirer profit de son temps libre en apprenant la langue portugaise. Aujourd’hui, il a décroché un boulot en Angola. Il nous explique : «Le premier point positif à apprendre une autre langue est de donner un plus pour votre curriculum vitae. Ces connaissances linguistiques permettront au candidat, s’il met en avant au juste moment sa connaissance de l’anglais, du portugais ou de l’allemand, … de se différencier parmi de multiples candidats au CV comparable, tandis qu’aux employés en poste, certains voient leur évolution bloquée par leurs limitations à la communication internationale ».

Un succès dans le libre-échange

Aujourd’hui, compte tenu de l’adhésion du Burundi et du Rwanda à l’East African Community, la maîtrise par exemple de l’anglais et du swahili pour nos jeunes entrepreneurs, sera un atout précieux, voire indispensable pour mieux s’intégrer. Non seulement cela augmentera leurs chances de développer des relations de confiance avec des partenaires, des clients ou des collègues. Ça permet également de communiquer plus efficacement, de faciliter les processus de vente et de négociation de contrats et de faire des voyages d’affaires à l’étranger.

Si le fait d’apprendre une langue étrangère demande de la persévérance et un peu de temps, les avantages qui en découlent sont nombreux. Cher Entrepreneurs, ouvrez-vous de nouveaux horizons et brisons les barrières en apprenant une nouvelle langue.