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Plateformes en ligne, nouveaux marchés pour le petit exploitant ?



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Les petits agriculteurs ont du mal à s’organiser pour écouler leur production. Le blogueur Arthur Bizimana insiste sur la promotion des regroupements de vente en ligne entre plusieurs pays. Il en donne des exemples déjà fonctionnels.

Le manque du marché de vente fait partie des défis majeurs auxquels l’agri-business fait face. Néanmoins, les plateformes peuvent aider les agriculteurs  à prospecter de nouveaux marchés pour leurs produits.

Une chose est sûre. Les petits exploitants n’ont pas accès aux plus grands marchés. Comme ils vendent après la récolte, l’offre est certes importante pendant cette période. Ainsi, ils sont obligés de vendre à vil prix.   

Pourtant de «Mlouma» au Sénégal à « e-Market » au Madagascar en passant par «G-soko» en Afrique de l’Est, les plateformes en ligne œuvrent dans le souci de relever le niveau du petit agriculteur. Cela en facilitant le libre-échange régional et en  réduisant les pertes post-récolte afin d’augmenter les revenus des producteurs.

Parmi toutes les plateformes susmentionnées, une d’entre elles a retenu mon attention. Celle dont le Burundi a vu son inauguration au mois d’avril dernier. Elle s’appelle G-Soko (G : Grain et Soko signifie marché).

G-Soko connecte les producteurs des céréales et les négociants des 10 pays. Ceux-ci sont le Burundi, le Kenya, l’Ouganda, le Rwanda, la Tanzanie, la Zambie, le Malawi, le soudan du sud, la RDC et l’Ethiopie. Elle leur fournit des informations sur les opportunités des marchés et améliore les normes de manutention de leurs productions.

 

Travail dans le réseau

Les agriculteurs qui commercialisent notamment du maïs, du riz, du haricot, du sorgho et du soja sur la plateforme sont réunis dans des groupes d’une trentaine de membres. Après la récolte, ils rassemblent  leurs céréales dans des centres au niveau du village. Les céréales qui correspondent aux règlements développés par EAGC (Eastern African Grain Council) sont transférées vers un entrepôt certifié et géré par des groupes d’agriculteurs ou des entreprises privées.

C’est l’EAGC qui détermine si les entrepôts sont appropriés pour stocker des céréales dans de bonnes conditions d’hygiène. Des certificats sont fournis à ceux qui répondent à des normes visant à garantir la quantité et la qualité des céréales mises en vente.

Les groupes d’agriculteurs qui déposent leurs céréales dans un entrepôt certifié reçoivent un «certificat de dépôt» aussi appelé bordereau céréalier (G-note) ou récépissé d’entrepôt. Il permet aux céréales d’être commercialisés virtuellement. Quand les agriculteurs décident de vendre  leurs céréales, la G-note est activée au moyen d’un téléphone portable et les céréales sont listées sur G-Soko.

Dès que les céréales sont achetées, le négociant devient le propriétaire  de la G-note. Ce qui lui permet d’aller chercher les céréales à l’entrepôt quand il le souhaite.   

Si notre pays est en lice avec d’autres pays de la sous-région, que les Burundais sachent tirer profit de cette chance qui lui est offerte. Notre pays aura à profiter de ce marché de 10 pays non seulement pour la vente mais aussi pour l’approvisionnement. En plus, un délai de 6mois a été accordé à notre pays en vue de la préparation. www.rtnb.bi/fr/art.php?idapi:2/3/31

1 thought on “Plateformes en ligne, nouveaux marchés pour le petit exploitant ?”

  1. MBONIHANKUYE dit :

    bonne idée, mais le savoir pour les burundais et la recherche ne sont pas beaucoup développer.

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