CENTRE FOR DEVELOPMENT AND ENTERPRISES GREAT LAKES Campagne Birashoboka Quand l’on fait des affaires pour végéter

Quand l’on fait des affaires pour végéter



Depuis le mois de mai dernier, le Centre for Developement and Enterprises Great Lakes (CDE) publie des articles dans le cadre de la campagne ‘‘Birashoboka’’. Celle-ci vise la réduction de la réglementation pour la création d’une entreprise et la création d’un compte. Ainsi, le CDE a été à la rencontre d’une vendeuse de petits poissons. Témoignage.

Ephèse Nizigiyimana, la trentaine, vend au quartier Musama de petits poissons communément appelés des ‘‘Ndagala’’. C’est dans la zone Kanyosha en commune Muha de la mairie de Bujumbura. Avec un capital de 50 mille Fbu, elle tient son commerce qui lui permet tout de même de faire vivre sa petite famille. Elle est mariée et mère de trois enfants.

Madame Ephèse n’exerce pas son commerce au marché en raison de la réhabilitation en cours du marché de Kanyosha. Une sorte de centre de négoce s’est improvisée dans son quartier. Sur des tables, avec ses collègues, elles sont majoritairement des femmes, elles étalent des tas de ndagala.

Les prix sont variables pour permettre aux uns et aux autres d’acheter en fonction de leurs moyens.  Par-ci, des tas de 500 Fbu et par-là, ceux de 1000 Fbu. A tout passant, Ephèse, comme toutes les autres, appelle pour qu’il achète chez elle.

Retour à l’ancien marché  

La vie est bon maître, toute vendeuse sait qu’elle aura du mal à avoir de quoi nourrir les siens si elle ne reçoit pas beaucoup de clients. Elles tirent la ration pour ses enfants de ce commerce.

Ephèse affirme une facilitée de la part des autorités : «Nous ne payons pas encore des taxes». Cependant, elle ne se fait pas d’illusions, car elle sait qu’elles en paieront lorsqu’elles seraient retournées à l’ancien marché. C’est ce que cette femme réclame : «Dans ce marché, les affaires ne marchent pas convenablement».

Cette femme regrette qu’elle n’ait pas de moyens pour accroître son capital : «Nous n’avons pas d’adresse fixe, les microfinances ne nous accordent pas de crédits».  Cela plombe beaucoup le redressement en cas de perte.

Et d’ajouter qu’elles font face à différentes difficultés, notamment les manquants ou les mauvais approvionnements. Il advient aussi que des clients partent après être servis sans s’acquitter de leur devoir de paie en retour.