CENTRE FOR DEVELOPMENT AND ENTERPRISES GREAT LAKES Campagne Birashoboka Bujumbura : Quand un commerçant dans l’informel s’inquiète

Bujumbura : Quand un commerçant dans l’informel s’inquiète



Dans la suite des billets publiés dans le cadre de la campagne Birashoboka du centre for Development and Enterprises Great Lakes, un commerçant dans le secteur informel témoigne que la mairie ne leur facilite pas dans l’exercice de leur travail. «Ils sont sommés à vendre leurs articles en dehors du centre-ville ».

Il s’appelle Léonidas Sindimwo, la cinquantaine, il vend notamment des pièces de rechange pour véhicules et des extincteurs dans les environs de la station communément appelée « Kwa Katikati ». C’est en plein cœur de la capitale Bujumbura.

Cet endroit est très fréquenté par les véhicules surtout en raison non seulement de cette station mais également de sa proximité avec un parking des taxis-voiture.

Avec des amis, ils se sont regroupés dans une association pour se débrouiller. Au début, ils travaillaient illégalement, ils n’avaient pas l’autorisation de la part des autorités municipales.

Ils ont par la suite été envoyés travailler dans le quartier asiatique. Léonidas et certains membres de leur association n’ont pas déménagé vers ce quartier.

Pourquoi le centre-ville les attire-t-il ?

Il estime que  leur clientèle allait considérablement baisser. «Nous avons jugé bon de ne pas y aller car nous pensions que nous allions travailler à perte».

Léonidas témoigne ne pas avoir de compte en banque : «Je l’avais il y a un certain temps. Cependant, je n’ai pas maintenant de moyens à épargner». Il indique avoir désormais de l’argent lui permettant seulement de tenir les  cordons de la bourse de sa famille.

Le centre-ville est l’endroit de rencontre de plusieurs personnes. Ainsi, Léonidas Sindimwo fait savoir que les clients les y retrouvent facilement. Les véhicules y circulent beaucoup qu’au quartier asiatique. Il demande à la mairie de leur fixer des impôts pour qu’ils puissent travailler dans la quiétude comme tant d’autres. Sinon, il affirme que leurs familles auraient du mal à vivre.