CENTRE FOR DEVELOPMENT AND ENTERPRISES GREAT LAKES Economie Transport : un service casse-tête au Burundi

Transport : un service casse-tête au Burundi



Des élèves, des fonctionnaires, etc., en attente des bus chaque matin, midi et soir ; des bus en piteux état, etc., tel est le paysage du transport en commun à Bujumbura. Le blogueur Charmant Iradukunda appelle à la concurrence pour l’amélioration de ce secteur.

C’est du désordre. Tel est le mot qui me convient pour qualifier le transport en commun particulièrement dans la ville de Bujumbura. Il en est de même pour tout le monde.

Tous se plaignent. A mon avis avec raison. L’état de nos bus de transport en commun fait pitié. Si ce n’est pas l’odeur piquante du mazout ou de l’essence que nous inhalons, c’est l’état du bus qui interloque.

C’est possible de se retrouver dans un véhicule dont les sièges n’ont pas de dossiers, d’autres dépourvus du rembourrage. Des fois, un client arrive à sa destination son habit déchiré.  Cette situation arrive souvent.

En plus, je dois parler du débordement auquel nous assistons impuissamment. Les aides-chauffeurs (convoyeurs) dépassent le nombre de passagers. Nous tolérons malheureusement. Parce que nous avons hâte d’arriver à l’heure au travail, à l’école, etc.

Ce sont les conséquences du faible investissement dans le secteur de transport en commun. Qui n’a pas encore fait ce constat ? Il suffit de faire le tour le matin dans les quartiers périphériques et au parking du centre-ville le soir.

Ce secteur est pourtant rentable…

Les propriétaires des bus sont des agents du développement. Ils aident le pays à assurer le transport public et privé à grande échelle. Mais également à petite échelle. Ils sont de grands acteurs pour concrétiser les objectifs du doing business. Avec la promotion de la liberté économique, la multiplication de l’emploi s’en suit nécessairement.

Malheureusement, la plupart de ces entrepreneurs font face à de nombreux défis. Entre autres, mauvaise qualité des routes, hausse des taxes, faible pouvoir d’achat des Burundais, etc.

Comment alors s’en sortir ? Une question qui vaut la peine d’être posée. Je trouve qu’il serait insensé que je critique seulement. Je dois dans les lignes suivantes des propositions.

Ainsi donc, je suggère à l’Etat de favoriser un environnement qui attire les investissements dans le domaine de transport. J’insiste sur la réduction des taxes d’importation sur les gros bus, la hausse des impôts sur les véhicules d’occasion. Cela pour empêcher leur importation. Je propose également la réparation des routes en mauvais état, etc.

Le cas échéant, j’ose espérer que tout le monde en tirera profit. En conséquence, le revenu économique du pays dans l’ensemble ira croissant.